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Ariel Jacobs, entraîneur du VAFC : "On a eu ce qu'on mérite"

"On a ce qu'on mérite", a estimé Ariel Jacobs, l'entraîneur de Valenciennes, relégué en Ligue 2 après sa défaite à domicile (1-0) contre Bordeaux, dimanche lors de la 36e journée de L1.
Ariel Jacobs
Ariel Jacobs © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Quelle est votre réaction et celle des joueurs après la relégation de Valenciennes en Ligue 2 ?
"C'est un cauchemar auquel ne veut participer personne à qui un club de foot tient à coeur, que ce soit les joueurs, le coach, le staff ou le public. C'était une fin préparée depuis la semaine passée, même si mathématiquement ce n'était pas fait. Dans le vestiaire, les joueurs étaient résignés, abattus, ce n'est pas une situation facile. Dans un contexte difficile, ce n'était pas évident. 

On a eu ce à quoi on pouvait s'attendre et finalement ce qu'on mérite, même si on s'est battu. Ce calice, il faut le boire jusqu'à la lie."




Quelles sont les raisons de cet échec ?
"C'est un ensemble de choses. La cause, il ne faut pas la chercher la semaine passée. Ca remonte au début de championnat. On a manqué de réalisme dans le jeu. Le manque d'état d'esprit est aussi un des éléments. On a eu des moments où on n'avait pas le bon état d'esprit. Chaque fois que le groupe s'est comporté en groupe, en étant solidaire, en travaillant l'un pour l'autre, ça nous a rapporté des performances honorables et des points. A partir du moment où certains ont joué leur carte individuelle... J'ai souvent dit aux joueurs qu'à partir du moment où on n'a pas les qualités individuelles, où on n'a pas ces joueurs déterminants, le seul moyen de compenser cela, c'est la solidarité.

Les équipes en bas de classement n'avaient pas beaucoup plus de talent que nous. Il a manqué certaines petites choses, comme être plus souvent solidaire, marquer les premiers. Des équipes se sont sauvées avec ces éléments.





Comment voyez-vous cette fin de saison et l'avenir du club ?
"On va peut-être faire certains changements pour les prochains matches en fonction des joueurs disponibles. Le contexte sera tout aussi compliqué, notamment contre Monaco. Ca ne sera pas évident. Mais il faudra être présent pour les intérêts personnels, collectifs ou ceux du club. Concernant mon avenir, avant tout, ce qui compte pour moi, c'est le club. Ce qui m'intéresse c'est le présent et l'avenir du club. Un club qui descend espère remonter. L'aboutissement d'un projet doit être une remontée, mais il ne faut pas placer la charrue avant les boeufs. Il faut travailler chronologiquement et avoir un bon projet au départ."

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