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Roubaix-Néchin : marche sur la frontière franco-belge contre l'expansion du groupe Mulliez

© France 3
© France 3

Entre 100 et 200 personnes, selon la préfecture du Nord et les organisateurs, ont marché samedi après-midi entre Roubaix (Nord) et Néchin, en Belgique, afin de protester contre les projets immobiliers du groupe Auchan, propriété de la famille Mulliez.

Par AFP

Quatre collectifs engagés dans des luttes contre des projets immobiliers du groupe, en périphérie de Paris, Orléans, Rouen et Avignon, ainsi que des petits commerçants de villes du Nord ou des représentants de la Confédération paysanne ont défilé aux cris de "des champs, pas d'Auchan", afin de dénoncer l'expansion du groupe au détriment de terres agricoles fertiles.

Lors de cette marche qui se voulait festive et humoristique, les manifestants sont partis de Roubaix, où se trouve le siège de l'association familiale Mulliez pour se rendre une dizaine de kilomètres plus loin, juste au-delà de la frontière belge, dans la petite ville de Néchin, "lieu de résidence fiscale de plusieurs membres de la famille", selon les organisateurs.

Spéculation ? 

Ils ont cependant été arrêtés à quelques centaines de mètres des maisons des Mulliez par la police belge qui leur a barré la route et a arrêté un des militants, selon les organisateurs. Ils souhaitaient déverser de la terre et des plantations devant les maisons de la famille fondatrice du groupe de distribution "pour faire l'inverse de ce qu'ils font sur les terres agricoles", selon Matthieu Carpentier, militant, qui a déploré quelques "brèves échauffourées" avec la police.

"La France est le pays qui a le plus de surfaces commerciales par habitant en Europe, voire dans le monde", a indiqué à l'AFP Matthieu Carpentier, militant qui fait partie de la Ferme des Bouillons, rachetée par Immochan, filiale du groupe Auchan, mais occupée depuis par des associatifs. "C'est toujours sur des terres fertiles qu'ils (les Mulliez) construisent au lieu de reconvertir d'anciens sites", a déploré M. Carpentier, selon qui ces pratiques rendent toujours plus difficiles l'installation de petits agriculteurs, notamment parce qu'elles favorisent "la spéculation sur les terres agricoles".
Une marche anti-Mulliez

 

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