De Saint-Amand-les-Eaux à Saint-Amand-les-Eaux : un tour de France de 10.000 km à pied pour Christophe Moriamez

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Écrit par @F3nord

Souffrant actuellement d'une tendinite, Christophe Moriamez se repose une semaine à Eperlecques dans un camping. Il a le temps. Parti le 26 juillet de Saint-Amand-les-Eaux, il emprunte le Grand sentier de France (10.000 km de chemins) au cours duquel il compte découvrir le pays pendant deux ans.

En congé sabbatique, Christophe Moriamez, 34 ans, célibataire et sans enfant, est actuellement dans les Flandres. Parti le 26 juillet de Saint-Amand-les-Eaux, il effectue un tour de France en empruntant les chemins du Grand sentier de France et en évitant les villles. 

Sur la route il transporte un sac de plus de 15 kilos avec tente, victuailles pour plusieurs jours et matelas gonflable, trousse médicale et affaires de toilette. Un équipement qu'il juge lourd tout en expliquant avec le sourire "avoir eu peur de manquer". 

Avant sa blessure, il marchait tôt le matin, s'arrêtait au moment où le soleil était à son zénith pour reprendre jusqu'à la fin de journée. Christophe prend la vie comme elle vient. Pas question de penser à l'arrivée - qui à raison de ses 20 km par jour se ferait dans 500 jours -. Pour lui, chaque jour est différent en fonction de la météo, des gens rencontrés et des étapes qu'il prévoit en woofing. 

"Le woofing, c'est proposer un coup de main en échange du logement et du couvert. Je compte ainsi m'investir, le temps d'une étape par département auprès d'agriculteurs bio ou sur des chantiers de construction naturels"

Sportif, Christophe explique qu'il n'y a pas vraiment eu d'élément déclencheur à la décision de faire ce voyage si ce n'est l'envie de faire un "break", "l'envie de changer de vie". Préparé depuis décembre dernier, il n'a pas vraiment de date de retour. Sa famille ? Si son père l'a un peu pris pour un "fou" au départ, il s'est finalement "fait une raison" et s'est dit "pourquoi pas". "Sinon, une bonne partie de la famille n'a pas été contre et a dit vas-y"

Au quotidien, l'état d'esprit de notre marcheur de l'extrême, c'est "la paix, un sentiment de liberté car on n'a rien à penser si ce n'est les ravitaillements en nourriture et en eau."

Quant aux comptes Facebook et Twitter (@Libreparnature) de l'intéressé, c'est sa meilleure amie qui les met à jour. Lui, envoie les nouvelles par messages depuis son "vieux" téléphone portable, dont la batterie dure "une semaine". Le second, récent smartphone n'est utilisé qu'en cas d'urgence ou pour retrouver un chemin grâce au GPS.