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Angleterre : Jack l'Eventreur identifié 126 ans après ses crimes ?

L'exposition "Jack the Ripper and the East End' à Londres en 2008. / © CARL DE SOUZA / AFP
L'exposition "Jack the Ripper and the East End' à Londres en 2008. / © CARL DE SOUZA / AFP

Selon le Mail on Sunday, un enquêteur privé est parvenu à donner un nom au plus célèbre et mystérieux tueur en série de l'histoire grâce à des analyses ADN pratiquées 126 ans après les faits.

Par Yann Fossurier

Le Mail on Sunday l'affirme ce dimanche : la véritable identité de Jack l'Eventreur célèbre tueur en série de la fin du XIXe siècle est désormais connue. Il s'agirait d'un immigré juif polonais du nom d'Aaron Kosminski​, âgé de 23 ans en 1888, lorsqu'au moins cinq prostituées furent sauvagement égorgées et mutilées dans le quartier déshérité de Whitechapel, à Londres.

Kosminski était déjà suspecté, à l'époque, par les policiers en charge de l'enquête, car l'un des rares témoins d'un des meurtres l'avait identifié. Mais Scotland Yard ne parvint jamais à prouver avec certitude sa culpabilité. Installé depuis 1881 dans le quartier de Whitechapel après avoir fui les progroms russes,  il exerçait la profession de coiffeur. Il a été ensuite interné en hôpital psychiatrique jusqu'à sa mort en 1919. "Ce qui est certain, c'est qu'il était gravement malade mentalement, probablement un schizophrène paranoïaque souffrant d'hallucinations auditives et décrit comme un misogyne adepte de "l'auto-abus", un euphémisme pour qualifier la masturbation", explique Russell Edwards, l'homme qui pense enfin avoir résolu l'énigme. 

Portrait d'Aaron Kosminski. / © Wikicommons
Portrait d'Aaron Kosminski. / © Wikicommons

Un châle retrouvé sur une victime

Cet homme d'affaires, passionné par les crimes mystérieux de Jack l'Eventreur, établit ses certitudes sur la base d'analyses ADN qu'il a fait pratiquer par un scientifique basé à Liverpool, le Dr Jari Louhelainen. L'enquêteur privé avait déniché en 2007, lors d'une vente aux enchères, un châle maculé de sang, retrouvé sur le corps d'une des victimes du Ripper, Catherine Eddowes. Un vêtement sur lequel on découvrit aussi des traces d'épithélium, le tissu qui recouvre les organes, qui proviendrait de l'intérieur de l'urètre du tueur.

Russell Edwards est parti alors à la recherche de descendants de Catherine Eddowes et du principal suspect de l'époque, Aaron Kosminski, pour obtenir des échantillons d'ADN et les comparer à ceux retrouvés sur le châle. "Dès le premier test, on a obtenu une correspondance à 99,2%", a expliqué le Dr Louhelainen au Liverpool Echo.

Depuis 1888, l'identité du plus célèbres des tueurs en série a alimenté tous les fantasmes et inspiré de nombreuses théories parfois fumeuses. Certains ont soupçonné ainsi le Dr William Gull, chirurgien de la Reine Victoria, d'être Jack l'Eventreur, mais aussi le prince Albert-Victor de Clarence (fils d'Edouard VII et petit-fils de Victoria) ou encore l'artiste-peintre Walter Sickert.

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