• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Sarkozy à Lambersart : militants et curieux sont venus assister au début de “l'épisode 2”

Nicolas Sarkozy à son arrivée à la tribune de son meeting lambersartois. / © MaxPPP
Nicolas Sarkozy à son arrivée à la tribune de son meeting lambersartois. / © MaxPPP

Plusieurs milliers de personnes sont venues assister jeudi au meeting de Nicolas Sarkozy à Lambersart, à l'intérieur comme à l'extérieur de la salle Pierre de Coubertin. Un événement qui sonne le début de la "reconquête" pour les partisans de l'ex-chef de l'Etat.

Par avec AFP

"C'est un peu comme dans un film, quand le personnage revient à la fin. On attend de voir le générique de l'épisode 2 maintenant", lance un militant devant la salle Pierre de Coubertin, qui a accueilli jeudi à Lambersart le premier meeting de Nicolas Sarkozy depuis sa défaite à l'élection présidentielle de 2012. Pour y assister, les militants UMP ou admirateurs de l'ex-président sont venus nombreux, entre 4 et 5.000 personnes selon les organisateurs. Ils ne pourront pas tous entrer, mais assisteront au meeting grâce à un écran géant installé dans le parc jouxtant ce complexe sportif.

 / © Benoît Bugnicourt / France 3
/ © Benoît Bugnicourt / France 3

"Moi je suis venu pour voir le prochain président de la République, je suis venu pour me redonner le moral", s'enflamme Nicolas, 42 ans, "fan de Nicolas Sarkozy depuis qu'il est entré en politique". "On voulait tellement qu'il revienne qu'on se doutait que ça arriverait", avoue cet adhérent UMP de Lille. "Ce n'est pas qu'il peut rassembler les Français, c'est qu'il doit le faire, c'est le seul qui le peut". Avant 19H00 et le début du discours, les drapeaux s'agitent, les spectateurs se bousculent pour avoir une place. Sur les T-shirts et autocollants arborés par les jeunes militants : "Nicolas Sarkozy, mon président". Christian Lefranc, "pas militant mais peut-être bientôt", salue le "dynamisme, l'intelligence et la pugnacité" du candidat à la présidence de l'UMP. Nicolas Sarkozy est bien son "préféré", "pour l'UMP, comme pour la France". "Mais j'attends qu'il clarifie sa position sur beaucoup de sujets", ajoute-t-il.

Sarkozy signe son retour à Lambersart
Reportage de Jean-Louis Manand et Benoït Bugnicourt.

Des participants attendent des précisions, un programme. Romain, 21 ans, a été "un peu déçu, dimanche, de ne pas avoir senti de réel projet pour la France". Nicolas Sarkozy est notamment resté vague dimanche sur l'abrogation éventuelle de la loi autorisant le mariage pour tous. Jeudi, il a proposé un "débat" sur le sujet à ses partisans. "Peut-être qu'effectivement il a changé, peut-être qu'il a mûri", hésite Youssef Taoufik. "Je n'y crois pas trop, mais je me refuse de ne pas y croire, aujourd'hui il n'y a pas d'autre alternative". Pour cet homme de 40 ans, si Nicolas Sarkozy a choisi le maire de Tourcoing Gérald Darmanin comme porte-parole, "c'est un signe positif". Ce porte parole pourrait incarner "le renouveau", car il est "jeune", "dynamique", et "maire d'une ville cosmopolite, qui représente bien la France".

 / © Benoît Bugnicourt / France 3
/ © Benoît Bugnicourt / France 3

"Hollande t'es foutu, Sarkozy est revenu", "Hollande en Corrèze, Sarkozy à l'Elysée", entonnent ses partisans. Nicolas Sarkozy fend la foule, des mains se tendent, des smartphones essaient de capturer une photo de lui. Pendant cinquante minutes, il étrille François Hollande et détaille certaines de ses propositions. Travail, mérite, exploitation du gaz de schiste... Mais il reste du travail pour séduire. Gérard Dupont, 60 ans, est un électeur de gauche: "Je suis venu un peu en curieux, je veux voir quel va être son discours, parce que je pense qu'Alain Juppé est en position plus favorable que lui pour réunir le centre, c'est pas gagné d'avance". Fin du discours, la salle se vide: Youssef Taoufik était venu avec des doutes: "Je suis satisfait de son discours, il a été clairement en campagne pour 2017. Il a reconnu ses erreurs, et dans son discours il dit que les Français ne doivent pas avoir le choix entre le PS et le FN. Je suis convaincu". Mission réussie, au moins pour cet électeur.

A lire aussi

Sur le même sujet

Le boum de la culture du lin dans l'Oise

Les + Lus