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Aubry ? "Un recours" selon Gilles Pargneaux, le patron de la fédération socialiste du Nord

Le 1er secrétaire de la fédération du PS du Nord, Gilles Pargneaux, a estimé jeudi que Martine Aubry, maire de Lille, était désormais un "recours" face au désastre électoral qui pend au nez du PS en 2015, voire en 2017.
Martine Aubry, à Lille, le 22 novembre 2014.
Martine Aubry, à Lille, le 22 novembre 2014. © AFP
"Après la débâcle des européennes et la lourde défaite des municipales, on va se fracasser aux élections départementales" de mars prochain, "si rien ne bouge", a déclaré à la presse M. Pargneaux, à la tête de l'une des plus importantes fédérations socialistes de France -8.700 adhérents- et député
européen. Exprimant "le désamour du peuple de gauche" pour le PS, et les inquiétudes des cadres et permanents de ce parti à la perspective évoquée en interne de la perte de 46 des 56 départements qu'il tient aujourd'hui, M. Pargneaux a affirmé: "Je pense que Martine Aubry est un recours aux yeux des Françaises et des Français dans la situation telle qu'ils la voient".

Selon lui, la tribune publiée mercredi par Mme Aubry dans Le Monde, où elle critique vivement la loi Macron en discussion au Parlement et la volonté du gouvernement de Manuel Valls d'augmenter le nombre de dimanche travaillés, "donne du sens à l'action que nous menons".

"Catastrophe électorale annoncée"

"Si rien n'est fait, il y aura un congrès explosif du PS en juin 2015", "après la catastrophe" électorale annoncée, a-t-il prédit. "Tous ceux qui en ont marre de voir les socialistes battus, archibattus, se disent +pourquoi pas Martine Aubry comme recours+", a-t-il insisté, sans vouloir préciser s'il évoquait le remplacement éventuel de M. Valls par Mme Aubry, ou une nouvelle candidature de celle-ci à la présidentielle. François Lamy, récemment arrivé à Lille dans l'équipe Aubry a, lui, déclaré, sur I-télé : "Martine Aubry ne se pose pas en alternative à Manuel Valls". Recours mais pas alternative ? 

Mme Aubry, qui présentait jeudi un programme culturel intitulé "Renaissance" qui sera lancé l'an prochain à Lille s'est refusé à tout commentaire sur l'écho donné à son intervention dans Le Monde. Dans son allocution, elle a cependant détaillé sa vision d'un monde où l'on remettrait "l'Homme au coeur de la société" avec des accents très proches de sa tribune.
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