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Aisne : l'éthylotest anti-démarrage comme alternative à la suspension du permis de conduire

Illustration éthylotest anti-démarrage / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE
Illustration éthylotest anti-démarrage / © PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Le préfet de l'Aisne a désormais la possibilité de contraindre un automobiliste, sous le coup d'une suspension du permis, à ne conduire que des véhicules équipés d'un éthylotest anti-démarrage. Celui-ci empêche la mise en route du moteur si le conducteur a un taux d'alcool supérieur à 0,5 g/L. 

Par Eline Erzilbengoa


Pour lutter contre l'alcool au volant, le gouvernement souhaite généraliser la mise en place d'un nouveau dispositif : l'éthylotest anti-démarrage. 

Celui-ci constitue une alternative à la suspension du permis de conduire, si un conducteur présente une alcoolémie supérieure à 0,80g/L et inférieure à 1,8g/L. Exception faite pour les jeunes conducteurs, les automobilistes en situation de récidive de conduite sous l’emprise de l’alcool, les conducteurs non-résidents en France et les professionnels du transport de personnes. 
 

Depuis le 13 mars, le préfet de l'Aisne peut prendre la décision d'imposer l'installation de cet éthylotest anti-démarrage, pour une durée pouvant aller de 2 à 6 mois, selon la gravité de l'infraction.
 
 

Comment ça marche ? 


"L’EAD, associé au système de démarrage d’un véhicule, empêche la mise en route du moteur si le taux d’alcool enregistré est supérieur à celui autorisé par la législation", explique la préfecture de l'Aisne. 

Un premier souffle est nécessaire au démarrage, ainsi qu'un deuxième 5 à 30 minutes plus tard. 
 
L'EAD comment ça marche ? / © Gouvernement.fr
L'EAD comment ça marche ? / © Gouvernement.fr

Mais est-ce vraiment sans faille ? "Je ne sais pas vous, mais moi je ne vais pas aller souffler à la place d'un conducteur alcoolisé et rester dans sa voiture", répond Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention Routière interviewée récemment par Franceinfo.
 

Frais à la charge du conducteur


Les frais d’installation et de fonctionnement de cet EAD sont à la charge du conducteur. Celui-ci peut opter pour l'achat (environ 1300 euros) ou la location (environ 100 euros par mois) sans compter l'installation. 

Pour cela il devra se rendre dans des centres agréés. Dans l'Aisne, il en existe pour l'instant trois : Electro Diesel Service à Billy-sur-Aisne, Electro Diesel à Rouvroy et Electro Diesel à Laon. 
 
 

Efficace ?


"Il a été constaté dans les départements en charge de l’expérimentation que la récidive est nettement inférieure lorsque les conducteurs ont accédé à ce dispositif", indique la préfecture. 

L'expérimentation a été longtemps menée tout d'abord en Haute-Savoie, puis dans les départements de la Drôme, du Finistère, du Loiret, de la Manche, du Nord, de la Vendée et de La Réunion.
 

Une alcoolémie illégale est en cause en 2016 dans plus de 1 000 accidents mortels. Elle concerne plus particulièrement les hommes et les jeunes conducteurs de 18 à 35 ans. 
 

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