L'église de Marly-Gomont dans l'Aisne vandalisée en pleine nuit, le maire "outré et très en colère"

Porte forcée, cierge cassé, micro arraché... L'église de Marly-Gomont a été vandalisée ce 24 avril, dans la nuit. C'est la deuxième fois en deux ans. Le maire choqué, a porté plainte à la gendarmerie. Une enquête est ouverte.
Depuis le début du confinement, l'employé communal de Marly-Gomont, dans l'Aisne, a pris l'habitude d'ouvrir les portes de l'église à 8h et de les fermer à 17h, pour permettre aux fidèles de venir s'y recueillir.

Mais ce vendredi 24 avril, il ne s'attendait pas à voir cette scène de désolation. Un des extincteurs a été percuté et vidé dans toute l'église.

Arrivé sur les lieux, le maire de la commune, Dominique Delache, ne peut que constater les dégâts.
Outré, il a publié les photos sur sa page Facebook.

À la suite de la publication de nombreux commentaires témoignent de la colère des habitants.
"C'est vrai que tout le monde est un peu outrés et très déçus de ce comportement. c'est quand même un lieu de culte, un lieu de paix. C'est rageant".
 

La deuxième fois en deux ans


"C'est déjà arrivé en 2019 mais il n'y avait pas eu vraiment de dégradations. C'était l'agissement d'enfants parce qu'il y avait des commentaires écrits à la craie. Un coup d'éponge et tout avait été remis en ordre", relate Dominique Delache. 

"Mais cette fois-ci, il y a vraiment des dégradations. Dans le presbytère, ça va nécessiter un gros  nettoyage et la restauration de certaines portes qui ont été forcées et dans l'église, ce qui me gêne davantage, ils ont arraché les micros, ils ont cassé le cierge Pascal et les extincteurs. La poudre d'extincteur à nettoyer, c'est une horreur", ajoute l'élu en colère.  

Le maire a aussitôt porté plainte à la gendarmerie. D'après les premières constatations, rien n'aurait été dérobé. 
"Je me dis que certaines bandes de jeunes ont dû se dire « tiens on va aller s’amuser 5 mn » et c'est décevant".

Les forces de l'ordre ont ouvert une enquête.

"Comme les têtes de micro ont été arrachées, la gendarmerie a prélevé tous ces éléments-là pour essayer de faire des tests ADN et trouver les auteurs". 

En attendant, l'église restera fermée jusqu'à nouvel ordre.






 
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