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Procès à Laon de 7 personnes pour séquestration et acte de torture : l'expertise psychiatrique des accusés

Procès le 13 mars 2019 aux Assises de Laon de 7 personnes jugées pour séquestration et acte de barbarie / © France 3 Picardie
Procès le 13 mars 2019 aux Assises de Laon de 7 personnes jugées pour séquestration et acte de barbarie / © France 3 Picardie

Le troisième jour du procès de 7 personnes jugées aux assises de Laon pour séquestration et actes de torture sur un jeune homme de 19 ans a été consacré aux expertises psychiatriques. Les débats ont levé le voile sur le profil des différents accusés.

Par E.E avec Rémi Vivenot


Ce mercredi, aux assises de Laon, l'expert psychiatrique a livré à la cour son analyse de la personnalité des sept accusés jugés pour séquestration et actes de torture sur Christopher, un jeune homme de 19 ans. 

"On a retrouvé beaucoup d'immaturité, à la fois affective et intellectuelle chez chacune de ces personnes, avec chez certains même, des dépendances affectives et une certaine passivité", explique le Docteur Gilles Uzzan. 

En avril 2016, Christopher quitte le domicile de ses parents pour aller fêter son anniversaire à Vénizel, près de Soissons. Là-bas, il reste prisonnier de toute une famille, martyrisé, violenté, privé de nourriture pendant plusieurs mois, et décède finalement de ces mauvais traitements.
 

Effet de groupe


Devant la cour, l'expert parle d'effet de groupe et évoque chez chacun des accusés des troubles de la personnalité, sans pour autant parler de "malades". Il ne s'est guère avancé en revanche sur le rôle qu'aurait joué Cathy, la mère, mais l'avocat de la famille de Christopher a sa conviction. 

"Je ne sais pas si un ensemble de gens immature peut agir solidairement ou s'il faut un meneur pour les rendre solidaires entre eux", confie Maître Pascal Hollensett. "Je les ai vus encore aujourd'hui à l'audience sourire", déplore-t-il. 

Certains accusés font figure d'exécutants insensibles à la souffrance de la victime. Il y a la fille qui ne voulait pas décevoir sa mère. Le compagnon de la mère décrit comme influençable, et puis la copine du fils : "presque une marionnette" analyse le psychiatre. 

Au terme de ce 3e jour d'audience, on commence à entrevoir un peu mieux les mécanismes qui ont pu conduire au calvaire et à la mort de Christopher. Pour autant, il reste de nombreuses zones d'ombre pour comprendre comment les protagonistes ont pu atteindre un tel degré de barbarie. Même parmi leurs avocats, certains doutent que toute la lumière puisse être faite d'ici la fin du procès. 
 

 

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