Attentats de Paris et Bruxelles : le principal artificier probablement identifié

La station de métro Maalbeek à Bruxelles, cible d'un attentat suicide le 22 mars 2016. / © NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP
La station de métro Maalbeek à Bruxelles, cible d'un attentat suicide le 22 mars 2016. / © NICOLAS MAETERLINCK / Belga / AFP

L'homme en fuite visé par un mandat d'arrêt de la justice française et connu sous le faux nom d'Ahmad Alkhald pourrait être l'artificier principal des attentats du 13-Novembre, a-t-on appris ce mercredi de source proche du dossier.

Par AFP

Depuis plusieurs mois, les enquêteurs pensent que derrière cette fausse identité syrienne se cache l'artificier principal de la cellule jihadiste responsable des attentats de Paris, le 13 novembre 2015 (130 morts), et de Bruxelles, le 22 mars 2016 (32 morts), comme l'ont indiqué mardi les quotidiens belges La Dernière Heure et La Libre Belgique. "C'est une hypothèse assez forte", a confirmé une source proche du dossier.


En fuite, il fait l'objet depuis le 16 novembre dernier d'un mandat d'arrêt des juges d'instruction français pour son rôle présumé dans les tueries du 13-Novembre à Paris et Saint-Denis, revendiquées par le groupe État islamique (EI). Son ADN avait été retrouvé sur le gilet explosif déclenché par le kamikaze Brahim Abdeslam au Comptoir Voltaire, à Paris, et sur la ceinture abandonnée par son frère, Salah Abdeslam, à Montrouge (Hauts-de-Seine) dans la nuit du 13 au 14 novembre 2015, selon une autre source proche du dossier.

La piste d'un certain Mahmoud

Les enquêteurs pensent également qu'il est resté en contact avec des membres de la cellule jihadiste entre les attentats de Paris et ceux de Bruxelles, après être probablement parti en Syrie, dans la foulée du 13-Novembre, selon l'une des sources proches du dossier. L'analyse d'un ordinateur jeté dans une poubelle après les attaques dans la capitale belge avait permis d'exhumer des conversations audios dans lesquelles Najim Laachraoui, futur kamikaze de Bruxelles, et l'un des artificiers de la cellule demandaient des conseils sur des explosifs à un certain Mahmoud, considéré comme un artificier de l'EI. Les enquêteurs supposent que ce dernier pourrait être Ahmad Alkhald, selon la même source.

Il avait été enregistré avec un passeport syrien falsifié au nom d'Ahmed Alkhald le 20 septembre 2015 sur l'île grecque de Leros, point de passage des migrants, en même temps que deux autres membres présumés de la cellule, Sofiane Ayari et Osama Krayem. Les trois hommes avaient ensuite été récupérés par Salah Abdeslam, seul membre des commandos parisiens toujours en vie, dans la nuit du 2 au 3 octobre à Ulm, en Allemagne.

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