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Attentats de Paris : Mohamed Abrini raconte la nuit d'avant

Mohamed Abrini et Salah Abdeslam le 11 novembre 2015. / © AFP
Mohamed Abrini et Salah Abdeslam le 11 novembre 2015. / © AFP

Nos confrères de France Inter ont eu accès aux dépositions de Mohamed Abrini, l"homme au chapeau" des attentats de Bruxelles, qui aurait également participé aux préparatifs des attaques du 13 novembre. Il y raconte comment il a amené les terroristes jusqu'à Bobigny la veille des attentats de Paris.

Par Emmanuel Magdelaine

Ce sont des déclarations glaçantes, auxquelles nos confrères de France Inter ont pu avoir accès. Mohamed Abrini, surnommé "l'homme au chapeau" depuis cette photo diffusée quelques heures après les attentats de Bruxelles, y relate les dernières heures avant les attentats de Paris, le 13 novembre 2015. S'il ne faisait pas partie des kamikazes présents ce jour-là, il a en revanche participé aux préparatifs des attentats parisiens, notamment en conduisant les frères Abdeslam jusqu'en région parisienne. "C'est le convoi de la mort, c'est trois voitures qui se suivent", explique Mohamed Abrini.



Première étape : une planque à Charleroi. "Tous les gars qui étaient dans l'appartement, dans le convoi c'étaient mes derniers potes (...) Dans ma tête je sais qu'ils vont aller vers la mort. (...) C'est comme si je les accompagne vers leurs derniers instants", explique-t-il. Il va ensuite amener les hommes jusqu'à Bobigny, dans une de leurs planques. Nous sommes le 12 novembre 2015. Là-bas, "ils étaient calmes, tranquilles. Ils préparaient à manger dans la cuisine, regardaient la télé. Je ne voyais pas de stress en eux", poursuit le Belge de 32 ans. 

Retour en Belgique


Après avoir déposé le groupe à Bobigny, Abrini "embrasse une dernière fois tout le monde" et repart en Belgique en prenant un taxi. 13 novembre. Les attentats de Paris font 130 morts et de nombreux blessés. En Belgique, Mohamed Abrini retourne dans l'une des planques qui serviront aussi à cacher Salah Abdeslam. "Il était pâle, fatigué (...). Il m'a dit que voilà c'était fait."



Au fil des jours et des semaines, les hommes se déplacent de planque en planque. Il ne faut pas être repéré, d'autant que des avis de recherche comprenant sa photo sont affichés un peu partout dans Molenbeek. Ils finissent par arriver dans la commune de Schaerbeek, puis à Jette : "C'était tout petit et on était à six dedans. En plus, il y avait beaucoup d'humidité. Je n'ai pas vu de fabrication d'explosifs là-bas", poursuit Abrini. Tandis que Mohamed Belkaïd, Salah Abdeslam et Sofien Ayari y restent, lui choisit de partir dans un autre appartement, avec Najim Laachraoui et Ossama Krayem. Point de départ aux attentats de Bruxelles

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