Brexit : Xavier Bertrand demande au Royaume-Uni de revoir ses positions sur les accords de pêche

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, photographié avant une réunion des Républicains le 16 mai 2017 à Paris. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, photographié avant une réunion des Républicains le 16 mai 2017 à Paris. / © CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Le président de la région Hauts-de-France a réagi au souhait des Britanniques de restreindre l'accès à leurs eaux territoriales. 

Par Avec AFP

Le 2 juillet, les britanniques annoncent leur souhait de quitter la Convention de Londres sur la pêche, datée de 1964. Cette déclaration confirme alors aux pêcheurs de la région leur inquiétude de se voir refuser l’accès aux eaux territoriales du Royaume Uni.

Alors que les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer ont reçu la visite du ministre de l’Agriculture Stéphane Travert le 13 juillet, c’est maintenant le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand qui intervient.

Victimes collatérales


Xavier Bertrand, dans une lettre au ministre britannique de l'Environnement Michael Gove, demande au Royaume-Uni de reconsidérer cette décision "unilatérale et précipitée".

"Alors qu'un accord global sur le Brexit, incluant tous les secteurs économiques, doit être conclu avec les partenaires de la Grande-Bretagne, il serait regrettable que les acteurs de la filière de la pêche soient les victimes collatérales d'une décision isolée" a notamment écrit l’élu.

Des arguments partagés avec les syndicats


"La remise en question de cette convention, qui permettait aux pêcheurs français d'aller au-delà de la zone de pêche définie par les règles européennes, impacterait fortement les pêcheurs du port de Boulogne" analyse Xavier Bertrand.

Le discours du président de région est en phase avec les déclarations des syndicats de pêcheurs, notamment le Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPEM) ou encore l’antenne régionale CGT des artisans pêcheurs.

Ces organismes ont déjà assuré qu’ils resteraient également vigilants, même si la décision du gouvernement britannique ne prendra pas effet avant deux ans, le temps de négocier les détails du Brexit.

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