Cinéma : “Zombillénium” ancre son intrigue dans le Nord et ressuscite le souvenir de... Skip the Use

En arrière-plan du film, les paysages brumeux du Nord et du Pas-de-Calais. / © "Zombillénium"
En arrière-plan du film, les paysages brumeux du Nord et du Pas-de-Calais. / © "Zombillénium"

Le film d'animation "Zombillénium", sorti en salles le 18 octobre, plonge les spectateurs dans un univers fantastique, effrayant et drôle à la fois. Un conte d'Halloween qui se déroule dans notre région et fait revivre la musique de - feu Skip The Use. 

Par Jeanne Blanquart

"Zombillénium", un parc d'attraction effrayant qui nous plonge directement dans une ambiance d'Halloween, ça vous dit quelquechose ? Le film d'animation, sorti en salles le 18 octobre, ancre son action dans le Nord et le Pas-de-Calais. Les premières images du film parlent d'elles-mêmes : près des maisons en briques, typiques de la région, des éoliennes percent le ciel nuageux. Les mineurs apparaissent dans la générique, en référence au passé des terrils et des hommes happés par le grisou.

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"C'est une région où il y a eu de nombreux drames sociaux, beaucoup de catastrophes industrielles, c'était une région basée sur son industrie, avec toutes ces mines qui finalement ont fermé, donc... Je ne voyais pas trop d'autres endroits où mettre le parc", explique Arthur de Pins, auteur de la BD et du film Zombillénium à nos confrères du 9e art.  "Et puis, c'est plat, j'aime beaucoup ce côté applani où le parc rejaillit au loin. C'est très brumeux aussi, donc, oui, le contexte à la fois esthétique et culturel, historique, était parfait pour y implanter le parc."


Quand les monstres dépriment


Un univers sombre qui laisse pourtant place à une comédie tout public, où l'humour est roi. "Dans le parc d’attractions d’épouvante Zombillénium, les monstres ont le blues. Non seulement, zombies, vampires, loups garous et autres démons sont de vrais monstres dont l’âme appartient au Diable à jamais, mais en plus ils sont fatigués de leur job, fatigués de devoir divertir des humains consuméristes, voyeuristes et égoïstes, bref, fatigués de la vie de bureau en général, surtout quand celle-ci est partie pour durer une éternité...", indique le synopsis du film.

"Jusqu'à l'arrivée d'Hector, un humain, contrôleur des normes de sécurité, déterminé à fermer l’établissement. Francis, le Vampire qui dirige le Parc, n’a pas le choix : il doit le mordre pour préserver leur secret. Muté en drôle de monstre, séparé de sa fille Lucie, et coincé dans le parc, Hector broie du noir... Et si il devenait finalement la nouvelle attraction phare de Zombillénium ?"

ZOMBILLÉNIUM Bande Annonce VF Animation (2017)

 



L'ombre de Skip The Use


Si cet univers vous semble familier, c'est peut-être parce que vous l'avez déjà découvert... dans un clip de Skip The Use. Le groupe, qui s'est séparé de son chanteur depuis, avait travaillé sur le projet, notamment dans l'élaboration du clip "Nameless World", en 2013, où on reconnait clairement l'univers de Zombillénium. 
 

Skip The Use - Nameless World


Une collaboration qui ne s'arrête pas là. L'ancien chanteur du groupe, Mat Bastard, a par ailleurs inspiré un personnage au film, Sirius, le squelette rock'n'roll. Il lui prête également sa voix. "Faire la voix d'un personnage, ça n'était absolument pas prévu à la base", explique-t-il à nos confrères d'AlloCiné. "Je me suis éclaté à le faire mais c'était complètement nouveau, je n'avais jamais fait ça auparavant. Mais j'espère pouvoir le refaire car ça m'a donné envie d'aller plus loin dans le cinéma."

Sur cette dernière vidéo, on l'aperçoit d'ailleurs guider un groupe qui entonne, pour le film, les Corons...
 

 

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