Coronavirus : premier test positif à Bruxelles parmi les rapatriés européens de Chine

Rapatriement de citoyens italiens le 3 février 2020 à Pratica Di Mare. / © HANDOUT / ITALIAN DEFENCE MINISTRY / AFP
Rapatriement de citoyens italiens le 3 février 2020 à Pratica Di Mare. / © HANDOUT / ITALIAN DEFENCE MINISTRY / AFP

Une personne rapatriée dimanche de Chine en Belgique est atteinte par le Coronavirus.

Par AFP

Un premier cas de coronavirus a été détecté à Bruxelles sur un des passagers du vol ayant rapatrié dimanche quelque 250 personnes majoritairement européennes depuis la ville chinoise de Wuhan, a annoncé mardi le ministère belge de la Santé.
Il y avait à bord de cet avion, ayant fait escale dans le sud de la France puis à Bruxelles, une trentaine de nationalités représentées. "Tous les autres pays" ont été prévenus, a indiqué la ministre belge Maggie De Block lors d'une conférence de presse. La personne testée positive "est asymptomatique et se sent bien", a-t-elle ajouté.

En France, les autorités sanitaires avaient fait pratiquer des tests sur une vingtaine de personnes rapatriées dimanche et ceux-ci se se sont révélés "négatifs", avaient-elles annoncé lundi.


9 personnes en quarantaine


En Belgique, un groupe de neuf personnes a été transféré à sa descente d'avion vers un hôpital militaire de la région bruxelloise pour être placé en quarantaine et y subir également une batterie de tests.

C'est au sein de ce groupe qu'une personne a été "testée positive", a annoncé mardi matin le ministère de la Santé dans un communiqué. "Les résultats des tests des autres compatriotes sont négatifs. Tous ont été informés des résultats les concernant", souligne le communiqué.

Ni le sexe ni la nationalité de cette personne n'ont été précisés. Elle a été transférée vers l'hôpital universitaire Saint-Pierre à Bruxelles, un des deux centres de référence en Belgique sur cette épidémie.

Au cours d'une conférence de presse, la ministre Mme De Block entourée de trois médecins a voulu rassurer sur l'état de cette personne et les risques de contamination. Elle a eu "très peu de contacts avec les autres dans le groupe, il est peu probable qu'il y ait eu contamination", a dit le professeur Steven Van Gucht, un des trois médecins.

Mais, a ajouté ce virologue, "les personnes encore en quarantaine (à l'hôpital militaire de Neder-over-Heembeek, près de Bruxelles) seront testées régulièrement", pendant la période possible d'incubation du virus.

Outre des Français et des Belges, le vol arrivé dimanche (le deuxième en deux jours rapatriant des Français) comptait des Néerlandais, des Danois, des Tchèques et des Slovaques notamment.
   
 

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