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Les bonnes résolutions, difficiles à tenir ?

Les bonnes résolutions, difficiles à tenir ?

A chaque nouvelle année on s’engage à prendre des résolutions. Et au mois février elles s’envolent. On observe le même phénomène en septembre, un mois également synonyme de renouveau. Marylène Govin, psychologue, vous explique pourquoi il peut être si difficile de tenir ses résolutions.

Par MM avec Marylène Govin, psychologue, chroniqueuse dans 9h50 le matin Hauts-de-France.

Rien de plus normal que de s’enthousiasmer à l’idée d’évoluer, c'est naturel. Mais pourquoi est-ce si temporaire ?


Nous sommes sous influence​

Nous ne prenons ces bonnes résolutions qu’à certaines dates symboliques. Ce sont des rites de passage qui, culturellement, nous invitent à aller d’un état à un autre. Nous sommes appelés à tourner une page pour nous perfectionner.

Ces périodes charnières frôlent l’injonction. Il est l’heure de faire le bilan et de modifier ce qui ne va pas.

On court après un idéal. Nous nous sommes tous forgé une représentation idéale de nous-même. Ce vœu du réveillon est "une façon de corriger notre image, et de faire correspondre idéal et réalité".


Revenez dans le réel

Il convient de sortir du fantasme et de revenir à une forme de réalité, de distinguer ce qui est de l’ordre du possible et du rêve, souvent dicté par l’autre, la mode ou un sentiment d’insécurité.

Interrogez-vous : pourquoi prenez-vous ces bonnes résolutions ?

Tâchez de comprendre vos résistances, ce qui fait que vous ne vous êtes pas engagé dans ce processus pendant l’année écoulée.


Faites-vous plaisir

Pour qu’une bonne résolution tienne, elle doit faire plaisir.

La décision doit avoir des répercussions positives sur soi-même. Il ne peut pas y avoir de motivation sans activation du système de récompense.

Avant de vous lancer un défi, demandez-vous si, en le relevant, vous serez heureux.


Agissez en douceur

Pour dépasser le stade de la simple décision, il faut agir et s’engager en fonction de son désir comme de ses capacités et de ses possibilités.

Fixez-vous de petits objectifs : les atteindre favorisera votre confiance, vous garderez le cap sans baisser les bras. En mettant la barre trop haute, on risque la frustration et l’abandon.

Le fait que la bonne résolution soit souvent du domaine du politiquement correct et donc pas forcement en accord avec ce qu'on aime faire au fond de soi, explique son échec. Avec le risque d'obtenir l'effet contraire de celui escompté: une sape définitive de l'estime de soi.

Par exemple, souhaiter arrêter de fumer uniquement pour répondre à une injonction de santé publique est souvent voué à l'échec. Prendre cette résolution parce qu'elle participe d'un besoin vital de se sentir plus en forme, de ne plus tousser le matin ou d'être capable de courir avec nos enfants sans risquer de perdre un poumon prend en revanche un autre sens.
 

Restez réaliste, fixez-vous des objectifs quantifiables et vous pourrez tenir vos résolutions du 31 décembre !