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La parentalité positive, quèsaco ?

La parentalité positive, quèsaco ?

C'est une nouvelle approche éducative. Elle fait débat, tant notre modèle éducatif "archaïque" est fondé sur la sanction, l’obéissance et l’extinction des mauvais comportements. La parentalité positive est teintée de bienveillance et d’empathie !

Par MM avec Eugénie Adam, psychologue, chroniqueuse dans 9h50 le matin.

Influencée par l’évolution des neurosciences, l’éducation positive vise à reconnaître les qualités individuelles de l’enfant, respecter sa singularité, le motiver à devenir son propre chef et favoriser le développement de son estime de soi.

Il ne s’agit pas de faire des enfants rois mais bien des individus respectueux et responsables. Le devoir de l’adulte dans cette perspective est donc celui d’être exemplaire.


Reconnaître les émotions

C’est apprendre à l’enfant à prendre conscience de sa vie intérieure. C’est donc lui permettre de faire connaissance avec lui-même et de développer sa confiance en soi.

Plutôt que de dévaloriser ou nier l’expression d’une émotion, il s’agit de reconnaître l’existence de l’émotion, la cause qui l’a générée et donc de la légitimer.

Il faut adapter ses demandes aux besoins et capacités de notre enfant. Il sera plus facile pour un enfant de faire un choix entre deux propositions adaptées à son âge (même restreintes) que d’obéir à un ordre strict qui ne répond pas forcément à ses besoins.

L’accompagner dans la gestion de la frustration est important. Il s’agit encore de reconnaître la légitimité d’une émotion, tout en l’inscrivant dans une logique de développement afin d’encourager les efforts fournis par l’enfant : "Je comprends que cela te mette en colère de ne pas réussir à faire tes lacets, mais tu progresses un peu plus à chaque fois".


Palier les formulations négatives

Avoir de l’autorité sur un enfant ne signifie pas lui faire peur en criant ou l’humilier en le dévalorisant.

Se débarrasser des cris, cela permet d’être réellement écouté. Lorsque nous crions, c’est notre propre émotion qui nous dépasse. La réponse instinctive sera un mécanisme de défense et de protection et le message ne sera donc pas bien reçu. Un discours clair et précis sur un ton ferme est préférable.

Plutôt que que de dire "non" ou "ne fait pas", proposez la solution alternative "On traverse quand le bonhomme est vert", "marche lentement", "reste calme".

Notre cerveau ne comprend pas la négation. Dans une interdiction, il voit d’abord l’action puis doit faire effort pour la chasser.  Le cerveau retient donc l’action et non la négation de l’action. En outre, beaucoup de nos précautions vont plutôt induire un comportement en fonction de notre vision personnelle du monde.


Pour conclure

Il n’existe pas de parents parfaits. Concernant l’éducation positive il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas de faire disparaître les conflits, ils existeront toujours et possèdent eux-mêmes des vertus éducatives.

Il s’agit ici de développer nos capacités d’écoute, d’empathie, de respect de l’autre, d’optimisme et de les transmettre à nos enfants afin qu’ils appréhendent le monde avec une meilleure confiance en eux et en l’autre.