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Les troubles du sommeil chez l’enfant

Les troubles du sommeil chez l’enfant

Il en existe un grand nombre et il est important de pouvoir les identifier. Le sommeil est fondamental pour le développement physiologique de l’enfant mais aussi pour sa concentration, sa mémoire et la régulation de ses émotions.

Par MM avec Eugénie Adam, psychologue, chroniqueuse dans 9h50 le matin Hauts-de-France.

Le sommeil de l’enfant

Le sommeil varie d’un enfant à l’autre et beaucoup de facteurs génétiques, biologiques et environnementaux vont influencer le type de sommeil de l’enfant.

À six mois il a atteint la maturité physiologique pour dormir six heures consécutives. Jusqu'à deux ans il dort environ quatorze heures par jour, puis douze heures entre deux et cinq ans et entre dix et douze heures jusqu'à douze ans.

Le sommeil de l’adolescent va être perturbé par toutes les modifications qu’il subit comme les changements de rythme scolaire ou les difficultés d’endormissement. Les besoins physiologiques sont les mêmes voire plus importants, mais il se couche plus tard, et rattrape souvent son sommeil le week-end.


Les troubles les plus fréquents

Ils sont nombreux, certains sont bénins et liés au développement normal de l’enfant. D’autres sont plus perturbants, il est important de les considérer avec attention tant ils peuvent avoir des répercussions sur la vie de l’enfant et de sa famille.

L’apnée du sommeil : l’enfant respire fort ou ronfle et sa respiration se coupe. Il peut être fatigué au réveil et rattraper son sommeil par de longues siestes.

Le somnambulisme : il survient souvent en début de nuit. Il faut raccompagner calmement l’enfant dans son lit et sécuriser l’environnement.

Les terreurs nocturnes : elles surviennent dans les heures qui suivent l’endormissement. L’enfant semble apeuré, crie, pleure, puis se rendort. Elles concernent 5% des enfants entre six mois et six ans mais sont plus fréquentes entre trois et quatre ans. Elle apparaissent plus souvent quand l’enfant est très fatigué par sa journée.

Les cauchemars : ils sont plus fréquents entre trois et six ans mais peuvent être observés chez les bébés. Ils apparaissent pendant la phase de sommeil paradoxal. Le nouveau né passe 50% de son temps de sommeil en sommeil paradoxal. Plus l’enfant est jeune plus il rêve souvent. Face à un cauchemar n’hésitez pas demander à votre enfant de le raconter, vous pouvez également l’aider à imaginer un dénouement heureux où il n’aurait plus peur.

Les résistances au coucher : elles sont très fréquentes, souvent suscitées par des peurs ou des angoisses de séparation.
 

Les bonnes habitudes

Elles se prennent dès les premiers mois de vie en apprenant progressivement à l’enfant à s’endormir seul et à se faire confiance :
  • Créer un rituel du coucher et un environnement calme et réconfortant qui lui appartienne ;
  • être patient et écouter son enfant tout en lui offrant des limites claires et sécurisantes ;
  • apprendre à identifier les pleurs. Chez le bébé les pleurs du coucher sont souvent un moyen d’évacuer les tensions de la journée ;
  • s’il pleure ne pas accourir trop rapidement, il sera vite capable de se rendormir seul, cela fait partie de son apprentissage ;
  • quand il se réveil, raccompagner l’enfant dans sa chambre, rester calme, le rassurer et le sécuriser.

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