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Diététique : saviez-vous qu'il existe des saisons pour le poisson ?

© MaxPPP
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On sait qu’il existe des saisons pour les fruits et les légumes. Saviez-vous que cela s’applique aussi aux poissons ? Les poissons ont des périodes de reproduction et de croissance où leur pêche est réglementée.

Par Stéphanie Maccioni

Quels sont les « Poissons d’Avril » ?

C’est la saison du bar, du cabillaud, du colin, de la daurade, de l’églefin, de la julienne, du lieu jaune, de la limande, de la lotte, du maquereau, du merlu, de la raie, du rouget, de la roussette, du St Pierre, de la sardine, du saumon, de la sole, du turbot. (liste non exhaustive)

Poisson d’élevage ou poisson sauvage ?

Chacun a ses intérêts et ses inconvénients. Comparativement pour une même espèce, le poisson d’élevage est moins cher, peut avoir un label « BIO », diminue la surpêche des poissons sauvages, mais la chair est souvent plus grasse, moins ferme, car moins de place pour nager. Les poissons d’élevage peuvent être nourris avec des farines animales ou végétales et sont généralement colorés par des carotènes présents dans leur alimentation. C’est le cas du saumon par exemple.
L’aquaculture (le fait d’élever un organisme vivant dans l’eau : poisson, coquillage, algue…) peut se trouver en pleine mer et exposer également les poissons à la pollution.

Est-ce toujours recommandé de consommer du poisson ?

C’est une question qui revient souvent et la crainte principale est la pollution accumulée dans ces animaux. Les contrôles sanitaires imposent des normes concernant les principaux polluants que l’on peut y trouver. Il est toujours conseillé de consommer 2 fois par semaine du poisson en variant les espèces et leur lieu de capture si possible. Les poissons les plus touchés par la pollution sont les carnassiers en fin de chaîne alimentaire (le thon par exemple), les poissons à croissance lente (le flétan) et les poissons d’eau douce (anguille, carpe, silure…)
Mais le poisson a des intérêts nutritionnels de grande valeur : il contient autant sinon plus de protéine que la viande, autant de fer et de vitamine, de l’iode, et surtout des oméga 3, un type de graisse qui protège nos artères et nos neurones et qui est relativement rare dans notre alimentation. Les poissons qui contiennent le plus d’oméga 3 sont les poissons gras comme la sardine, le maquereau, les anchois, les sprats, la truite, le saumon et les harengs.

Frais, surgelé, en conserve, fumé, cru : lesquels consommer ?

S’il est extra frais (pêché dans les 24h), le poisson conservera tous ses bienfaits nutritionnels. Sinon, c’est en conserve (oui, la sardine en boîte a des vertus !) qu’il garde le plus intact ses oméga 3. Quant au poisson fumé, attention aux substances irritantes pour le tube digestif, notamment pour l’estomac. Et si vous êtes adeptes des sushis et autres poissons crus, méfiez vous des parasites qu’ils peuvent contenir et qui ne se voient pas à l’œil nu. Le seul moyen de vous en débarrasser est de congeler le poisson cru : 7 jours à - 18°c ou 24 heures à – 40°c.