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L'auto-massage ou les bains peuvent soulager les "décharges électriques" provoquées par le syndrome des jambes sans repos. / © MaxPPP
L'auto-massage ou les bains peuvent soulager les "décharges électriques" provoquées par le syndrome des jambes sans repos. / © MaxPPP

Le syndrome des jambes sans repos, aussi appelé maladie de Willis-Ekbom, affecte environ 8% des adultes. Les malades ne peuvent évacuer la douleur ressentie dans les jambes qu'en les remuant, d'où insomnie, fatigue, dépression. Le Dr Picquet décrypte cette pathologie lundi dans 9h50 le matin.

Par Rodolphe Picquet

D'où ça vient  ?

Le syndrome des jambes sans repos a été décrit pour la première fois en 1672 par un neurologue anglais. Il se caractérise par un besoin irrépressible de bouger les jambes. Un besoin de bouger, des démangeaisons, des picotements dans les jambes et des insomnies à répétition… Ce sont les femmes qui sont le plus souvent touchées. Dans 40% des cas, le problème apparaît avant l'âge de 20 ans. Ces "impatiences" perturbent particulièrement le sommeil car la nuit, les malades n'arrivent pas à empêcher leurs jambes de bouger.

Une maladie mystérieuse ?

Le mécanisme du syndrome des jambes sans repos n'est pas complètement déterminé. Il s'agit en partie d'un trouble du système nerveux qui concernerait un messager chimique : la dopamine. Ce neuromédiateur intervient dans le contrôle des mouvements et quand il vient à manquer, l'activité de la moelle ne peut plus être contrôlée, elle devient comme hypersensible. Cela expliquerait les sensations de décharges électriques dans les jambes. Sans traitement, seuls les mouvements soulagent ces sensations désagréables. Certaines carences en vitamines, B12 ou B9 notamment, et des maladies chroniques, comme le diabète ou l'insuffisance rénale, sont également susceptibles de jouer un rôle. Il existe également une composante héréditaire, car on retrouve souvent la maladie sur plusieurs générations d'une même famille. Certains facteurs de risque aggravent par ailleurs les symptômes du syndrome des jambes sans repos. Il convient notamment de bannir les excitants, comme la caféine, l'alcool et les cigarettes.

Les traitements

Il n'existe pas encore de traitement spécifique contre ce syndrome. Les médecins peuvent néanmoins prescrire différents médicaments. Parmi les plus utilisés, il y a des molécules qu'on utilise dans la maladie de Parkinson pour contrôler la sécrétion de dopamine, comme le pramipexole ou la rotigotine. On peut en revanche prescrire des sédatifs pour faciliter le sommeil et des anti-douleurs comme la codéine quand les symptômes sont trop douloureux. Malgré ces médicaments, les manifestations ne disparaissent pas toujours complètement et il faut apprendre à vivre avec la maladie. A noter que certains gestes simples peuvent apporter un bienfait immédiat : prendre un bain chaud, étirer les jambes ou plier les genoux, ou encore pratiquer des automassages.

Un autre regard sur ce syndrome

Si la médecine moderne se révèle souvent impuissante pour traiter le syndrome des jambes sans repos, il peut être bénéfique de consulter un acupuncteur ou un praticien en médecine énergétique (médecine chinoise, indienne ou japonaise). En effet, nous avons parlé de nombreuses fois pour la médecine traditionnelle chinoise, la bonne santé est liée à la libre circulation de l'Energie Vitale (le Qi - prononcez Tchi) dans les méridiens du corps. Quand cette énergie ne circule pas correctement (on parle d'ailleurs de stagnation), des fourmillements ou des douleurs apparaissent. Et quoi de plus logique que de bouger pour faire circuler quelque chose qui stagne ?

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