La loi santé de 2016 encourage la prescription par les médecins d'activités physiques pour les maladies chroniques. Le décret d'application date du 1er mars 2017. Cette nouveauté va concerner un Français sur six, soit de 10 à 11 millions de personnes.

Par France 3 Picardie

Être sédentaire expose aux risques de nombreuses maladies chroniques qui mettent notre vie en danger. Cela touche tout-le-monde et dès le plus jeune âge. Selon l'OMS, le manque d activité physique :
  • augmente le risque de maladies cardiovasculaires
  • favorise le diabète, le surpoids voir l'obésité
  • augmente le cholestérol
  • favorise les troubles musculo-squelettiques (mal de dos, de cou)
  • favorise la dépression et l'anxiété

L'activité physique est reconnue par la communauté médicale comme thérapie non médicamenteuse validée.

Une loi pour inciter à prescrire du sport

L'article 144 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé indique que « dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d'une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Les activités physiques adaptées sont dispensées dans des conditions prévues par décret. »

Le décret d application date du 1er mars 2017. Cela va concerner un Français sur six (de 10 à 11 millions de personnes en France). Ce décret est sous certaines conditions : seuls les patients souffrant d'une affection longue durée (ALD), parmi la trentaine listée par l'Assurance maladie sur son site Internet : VIH, cancer, Parkinson, Alzheimer, sclérose en plaques, diabète, dépression... La boxe, l'escrime ou l'aviron ont été repérés comme étant d'une efficacité notable dans le traitement des suites opératoires des cancers du sein.

Attention : le sport sur ordonnance ne peut pas être pris en charge par la sécurité sociale.