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Entre des informations pas toujours compréhensibles, des formulations souvent complexes et des allégations nutritionnelles, pas facile de comprendre l’étiquetage nutritionnel de vos aliments ! Découvrez les informations essentielles à retenir.

Par Marie Samier

Ce qu’il faut regarder en priorité :

  • la liste des ingrédients : elle est obligatoire. Ce sont tous les composants qui entrent dans la fabrication du produit alimentaire. Les ingrédients y sont présentés par ordre décroissant d’importance : le premier nommé est celui qui est le plus important en quantité, et ainsi de suite. Plus la liste des ingrédients est grande moins le produit est naturel, plus il est transformé !
  • l’étiquetage nutritionnel : il concerne toutes les informations nutritionnelles qui   apparaissant sur l’étiquette. L’étiquetage nutritionnel est désormais obligatoire sur tous les aliments pré-emballés. Il prend la forme d’un tableau des valeurs nutritionnelles présentant une information nutritionnelle uniformisée portant sur la valeur énergétique et les teneurs en graisses, acides gras saturés, glucides, sucres, protéines et sel, exprimées pour 100 g ou 100 ml.

© D.R.
© D.R.

Il faut regarder le taux de sucre et de graisse. Pour rappel : 1g de glucide = 4kcal ; 1g de lipide = 9kcal ; 1g de protéine = 4kcal

Les allégations nutritionnelles

Les allégations nutritionnelles sont des messages qu’on entend dans les publicités ou qui sont écrits sur les emballages, par exemple « riche en vitamines » ou « allégé en sucres ». Il faut savoir qu'elles sont très encadrées par la réglementation.

Elles peuvent être intéressantes mais doivent être prises avec précaution pour deux raisons :
  1. il n’existe aucun aliment miracle : certains aliments peuvent bien sûr apporter des compléments intéressants, notamment dans le cadre d’alimentations spécifiques (régimes, allergies, carences, etc.) mais pour la plupart d’entre nous, l’important c’est surtout l’équilibre général sur la journée, voire sur la semaine.
  2. attention à ce qui n’est pas dit : un aliment promu à la télévision comme « riche en calcium » est peut-être plein de sucres et de matières grasses et cela, a priori, on ne vous le dit pas. Il est souvent trompeur de réduire un aliment à l’une de ses composantes nutritionnelles.


Les informations sur le sucre
  • « sans sucres » : l’aliment est très peu sucré, il ne contient pas plus de 0,5 g de sucres pour 100 g ou 100 ml de produit.
  • « allégé en sucres » : il contient au minimum 30 % de sucres en moins qu’un produit similaire. Cela ne signifie pas que le produit est peu sucré mais qu’il peut constituer une alternative intéressante à la consommation des produits « standards ».
  • « sans sucres ajoutés » : le produit n’a pas été additionné de sucres ou de matières sucrantes lors de sa fabrication, mais il peut contenir les sucres naturellement présents dans les aliments qui ont servi à le préparer (jus de fruits, compotes…).

Les informations sur le sel

  • « à teneur réduite en sel / sodium » : l’aliment contient au minimum 25 % de sel en moins qu’un produit similaire. Il est potentiellement toujours salé mais moins que la majorité des produits équivalents.
  • « pauvre en sel / sodium » : il ne contient pas plus de 0,12 g de sodium pour 100 g ou 100 ml de produit (soit 0,3 g de sel pour 100 g ou 100 ml de produit).
  • « sans sel » : il ne contient pas plus de 0,005 g de sodium pour 100 g ou 100 ml, ce qui est très faible.

Les informations sur les matières grasses

  • « sans matière grasse » : l’aliment contient moins de 0,5 g de lipides pour 100 g ou 100 ml de produit, ce qui est effectivement très peu gras.
  • « allégé en matières grasses » : il contient au minimum 30 % de matières grasses en moins qu’un produit similaire.
  • « pauvre en matières grasses » : il ne contient pas plus de 3 g de lipides pour 100 g ou 1,5 g pour 100 ml de produit.

Quelques autres allégations
  • « source de vitamines et/ou minéraux » : si les teneurs de l’aliment en vitamines et/ou minéraux concerné sont significatives (au moins 15 % des apports journaliers pour 100 g).
  • « source de fibres » : si la teneur en fibres est supérieure ou égale à 3 g pour 100 g ou à 1,5 g pour 100 kcal.
  • « source d’oméga 3 » : si la teneur en acide alpha-linolénique (ALA) est supérieure ou égale à 0,3 g pour 100 g, 100 ml ou 100 kcal ou si la teneur en acide docosahexaénoïque (DHA) est supérieure ou égale à 0,018 g pour 100 g, 100 ml ou 100 kcal.
  • « riche en… » : si l’aliment contient deux fois ou plus les valeurs définies pour « source de … ».

Dans une société de consommation à outrance, il devient de plus en plus important de devenir maîtres et acteurs de notre santé et consommation : de nos jours, cela passe par savoir lire et comprendre les étiquettes.

Pour faire simple, le plus important à regarder reste la liste des ingrédients, en gardant toujours en tête les trois critères essentiels que sont : le nombre, l’ordre et la qualité des ingrédients.

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