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Peu d'ouvrages se consacrent au monde du travail. Ce nouveau livre de Jacques Lejosne, avec le concours de Jackie et Françoise Fusillier, met en lumière une époque où ouvriers et ouvrières se pressaient dans les entreprises et usines lorsque tôt le matin, la sirène retentissait.

Par Julien Guéry

C'est le coup de coeur de Sophie Dumortier, de la librairie Martelle à Amiens cette semaine
"Quand les sirènes se taisent - Usines, métiers d'autrefois et luttes sociales dans la Somme" de Jacques Lejosne, avec le concours de Jackie et Françoise Fusillier.

Ces hommes et ces femmes avaient des journées très fatiguantes, environ 12 heures chaque jour, pour une salaire très modeste. Souvent mal logés, sans eau courante, les familles vivaient ou survivaient dans des conditions parfois difficiles. Par la suite, certains partons feront bâtir des logements et amélioreront progressivement la vie autour de l'usine, jusqu'à recréer des villages en total autarcie autour de l'entreprise, avec écoles et commerces. Tous les membres de la famille d'un ouvrier vivent et dépendent de l'entreprise.

Ce livre est une reflexion sur l'inégalité, l'injustice entre les riches et les pauvres, sujet d'affrontement qui permit, en 1936, d'améliorer les conditions de vie des classes sociales les plus défavorisées. 

Texil, (l'industrie textile a besoin de la force motrice des fleuves et rivières et Amiens et ses environs en sont largement pourvus), hâleurs & mariniers, tourbiers, hortillons, bâtisseurs, ou encore éditeurs, journalistes et imprimeurs, le livre passe en revue les nombreux métiers de ce début de siècle dans le département.