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En France, on compte près de 150 espèces ou sous-espèces de lombrics. En quarante ans, leur nombre a été divisé par quatre. En cause, des sols de plus en plus dégradés par l'Homme. Et pourtant, les vers de terre nous sont très utiles !

Par France 3 Picardie

En France, on compte près de 150 espèces ou sous-espèces de lombrics. On estime que 264 vers par mètre carré passent leur temps à enrichir la terre en ingérant les matières organiques.

Il y a environ quatre fois moins de vers, qu’il y a quarante ans en raison des sols dégradés par :
  • les nitrates
  • les métaux lourds, hydrocarbures (sites industriels infestés)
  • l'urbanisation (béton, goudron, sols stabilisés…)
  • l'utilisation massive des pesticides
  • l'utilisation d’engins agricoles lourds

Les trois grands groupes de lombrics :
  • les épigés : ils se classent dans la catégorie des vers digesteurs ; ces lombrics gourmands se nourrissent uniquement des matières organiques de surface (des végétaux en décomposition aux fumiers les plus divers)
  • les endogés : ils appartiennent au deuxième grand type écologique et vivent en permanence dans le sol ; ils sont apigmentés, de taille variable, et se nourrissent essentiellement de terre plus ou moins mélangée à la matière organique
  • les anéciques : de couleur brune, ce sont de gros vers de terre qui constituent le troisième type écologique ; ils creusent des galeries subverticales et entraînent les débris organiques en profondeur ; ils sont responsables des tortillons de terre (turricules) caractéristiques déposés sur le sol
Les endogés et les anéciques se classent dans la catégorie des vers laboureurs. Ils représentent la majorité des lombrics européens. Ces laboureurs ont donc un rôle écologique important. Grâce à eux, la terre respire, s'aère, s'enrichit  d'une flore microscopique obtenue par le recyclage des déchets. Ce sont bien des acteurs discrets mais indispensables de la vie des sols.

Nos vers de terre creusent des galeries qui aèrent le sol et permettent la circulation de l’eau. Ils réassimilent la matière organique du sol, la rendant disponible et exploitable par les végétaux. L’impact de la disparition des vers de terre, autant pour les systèmes agricoles que naturels, serait un désastre.

Ils sont aussi considérés dans beaucoup d’écosystèmes comme la biomasse animale la plus importante. Ils sont donc une ressource déterminante dans la chaine alimentaire, pour de nombreux prédateurs naturels (insectes, oiseaux, mammifères, amphibien).

La disparition des vers de terre pourrait provoquer la disparition d’autres espèces.