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Enquêtes de région

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Jean-Michel Schryve dans Enquêtes de région : “La personne qui m'a donné ses mains m'a redonné la vie”

Enquêtes de région : "La vie entre les mains" / © France 3 Hauts-de-France
Enquêtes de région : "La vie entre les mains" / © France 3 Hauts-de-France

Comment remplacer un coeur défaillant ? Comment vivre après une greffe ? Enquêtes de région raconte l'histoire exceptionnelle de Jean-Michel Schryve, qui a retrouvé l'usage des deux bras après une greffe chirurgicale de 20 heures. "La vie entre les mains", c'est mercredi 13 juin après Soir 3.

Par Elise Benoit - Vincent Dupire - Claude tronel

Sommes-nous prêts à donner un rein, un poumon, des bras ?

C'est le thème d'Enquêtes de région sur les enjeux majeurs de société et de santé publique que ceux le don et la greffe d’organes.

Nous découvrirons l’histoire extraordinaire du nordiste Jean-Michel Schryve qui a bénéficié d’une greffe des deux avant-bras.

Autre vie et aventure chirurgicale remarquable, celle du Professeur Christian Cabrol. Le chirurgien picard a réalisé la première greffe cardiaque en Europe. Un an après la disparition du Professeur Cabrol, Enquêtes de région revient sur le parcours de ce pionnier de la transplantation cadiaque réalisée il y a tout juste 50 ans.
 

L’intégrale de l'émission "la vie entre les mains" 

 
Intégrale de l'émission "Enquêtes de région" : "La vie entre les mains"

Pour parler des greffes et des dons d’organes, Vincent Dupire reçoit deux invités :
 
  • Jean-Michel Schryve raconte son parcours deux ans après sa greffe des bras.
     
  • Guillaume Strecker, médecin coordonnateur pour les dons d’organes au CHRU de Lille. Il nous explique pourquoi la France est en retard sur la question des dons d’organes, soit seulement 10% contre 40% dans certains pays comme la Suède.

 

Enquêtes de région sur les greffes et dons d’organes
Mercredi 13 juin après Soir 3

Une émission présentée par Vincent Dupire
Réalisée par Grégory Bocage
Rédaction en chef : Claude Tronel
 

Le combat de Jean-Michel Schryve

Suite à une maladie en 2010, Jean-Michel Schryve doit être amputé de ses quatre membres. Puis après 20 heures d’opération à Lyon, il est greffé des avant-bras. Après des mois de soins et de ré-éducation à Berck-sur-Mer, Jean-Michel, 52 ans, a toujours la rage de vivre et soif de se débrouiller seul. Petit à petit, il retrouve sa vie à Hazebrouck avec sa fille Laura.

Enquêtes de région "La vie entre les mains"
Reportage France 3 Rhône-Alpes : F. Haroud, A. Henry, Q. Bartoli, J. Bazin, L. Favel, R. Pacaly, S. Bouix
Le portrait de Jean-Michel Schryve
F. Haroud / A. Henry / Q. Bartoli / J. Bazin / L. Favel / R. Pacaly / S. Bouix

Il m'a donné des belles mains, ce donneur, et je le remercie. Moi ma vie, elle n'était pas finie et j'avais encore beaucoup de projets. Donc il fallait que je reste en vie et que je sois autonome. Je ne veux pas survivre. Je veux vivre. 

 

Le professeur Christian Cabrol, pionnier de la greffe du coeur

La vie entre les mains, c’était aussi la spécialité du professeur Cabrol. Le 27 avril 1968, le jeune chirurgien de 43 ans fait "la Une" de tous les journaux. Christian Cabrol est alors le premier à remplacer le coeur d'un malade en Europe. Le professeur Christian Cabrol, né à Chezy-sur-Marne dans l'Aisne, est décédé il y a tout juste un an.

Enquêtes de région : "A coeur ouvert avec le Professeur Cabrol"
Reportage France 3 Picardie : S. Crimon, JL. Croci, S. Guillemein, J. Cortinovis, S. Lefur, Ina
Portrait du chirurgien cardiaque Christian Cabrol
S. Crimon / JL. Croci / S. Guillemein / J. Cortinovis / S. Lefur / Ina


Pas assez de donneurs pour couvrir les besoins

Le nombre de greffes en France est en hausse avec 6100 greffes en 2017. Selon France ADOT, la Fédération des Associations pour le Don d'Organes et de Tissus humains, plus de 21 000 personnes attendent chaque année un don d'organes. Depuis les années 2000, le nombre de donneurs d'organe a doublé... mais reste très insuffisant par rapport aux besoins des malades.

Chaque année, ce sont plus de 500 personnes qui sont dans l'attente avant d'être appelées pour un don d'organe.

Comment faire un don d'organe ? Que dit la loi sur les dons d'organes ? Qui peut donner ? Quelles sont les conditions pour donner un organe de son vivant ? L'agence de la biomédecine répond à ces questions.

 

La loi sur le consentement présumé

Selon la loi sur les dons d'organes de décembre 2016, "des prélèvements peuvent être effectués à des fins thérapeutiques ou scientifiques sur le cadavre d’une personne n’ayant pas fait connaître de son vivant son refus d’un tel prélèvement". En clair, nous sommes tous des donneurs potentiels, sans avoir à formuler un accord explicite. 

En réalité, les médecins consultent les proches pour savoir si le défunt avait formulé ses intentions. L'ordre des médecins est opposé au prélèvement automatique.

 
Les chiffres des dons d'organes
L’Agence de la biomédecine a fait part, début avril, des chiffres 2017, tant en ce qui concerne la greffe d’organes que le prélèvement.

Quelques données à retenir :
- le cap des 6.000 greffes est pour la 1ère fois dépassé : +3,5 % avec 6.105 greffes d’organes versus 5.891 en 2016
- en 5 ans (de 2013 à 2017) le nombre de greffes d’organes a augmenté de 19 %
- 23.828 personnes ont eu besoin d’une greffe en 2017, chiffre toujours en augmentation (22.617 en 2016)
- l’activité de prélèvement à partir de morts encéphaliques a légèrement augmenté avec 1.796 personnes (1.770 en 2016) prélevées, alors que le nombre de morts encéphaliques recensées est en baisse (c’est surprenant, – 3,7 %) : 3.539 contre 3.676 en 2016
- l’activité de greffe à partir de donneurs vivants progresse légèrement : 629 greffes contre 581 en 2016 ; la progression concerne essentiellement le rein (611), qui représente 16 % des greffes rénales
- après le rein (3.782 greffes), les organes le plus transplantés ont été le foie (1.374, en hausse), le cœur (467, stable), les poumons (378, en hausse) et le pancréas (96, en hausse)
- l’âge des donneurs prélevés augmente : 57,8 ans contre 56,1 ans en 2016
- le pourcentage de « refus de prélèvement » reste à un niveau trop élevé, mais a cependant baissé de 2,5 points, à 30,5 %. On note toujours de grandes différences selon les régions.
 

 

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