© MaxPPP
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Frédéric Vlaemynck est vétérinaire à la clinique CaduVet et chroniqueur animaux de Nord Pas-de-Calais Matin le mardi. Cette semaine, il nous dit comment mieux comprendre son chat. 

Par Emmanuel Pall

  • 1. Les besoins du chat
Un besoin territorial préalable indispensable à une bonne communication/compréhension. Bien qu’assez solitaire, le chat organise ses relations au sein d’un territoire découpé en différentes zones :
-  Les zones de repos, où le chat aime s'isoler. Ces zones de repos sont souvent marquées par des griffades.
-  Les zones de chasse, généralement marquées par des urines.
-  Les zones d’élimination où il fait ses besoins.
-  Les passages qui relient ces zones, marqués par des frottement de la face.
Les individus fréquentant ces zones sont également marquées par le chat.

  • 2. La communication « verbale »
- Le Ronronnement
Sorte de « sourire » du chat, le ronronnement et généralement connu lors de phases de détente et de bien-être. De façon contradictoire, il peut être connu lors de moments de stress (en consultation vétérinaire par exemple). Il semblerait que tous les félins (tigres, lions…) connaissent le ronronnement au jeune âge et que seul le chat le conserverait une fois adulte : Le chat est un grand enfant ! 

- Les Miaulements
Selon leur intensité, fréquence et longueur, ils expriment une demande, des pleurs, une plainte (lamentation), une recherche d’accouplement ou une colère.
     Miaulement ronronnant : recherche d’affection / excitation
     Miaulement saccadé : contrariété/stress
     Grave et fort : colère/peur (souvent accompagne / remplace de feulement / grondement)
     En deux temps répétés : appel d’amour des femelles en chaleur (semblable à des pleurs de bébé)
     Court : accueil (du propriétaire qui rentre à la maison par exemple)

  • 3. La communication corporelle
Moins évidente à percevoir pour un être humain, elle complète, nuance voire remplace la communication verbale du chat. Elle peut rarement être feinte et trahit les réelles intention du chat.

- Les mouvements de la queue du chat. Accueil et interpellation (demande) : queue haute sur le dos. Chasse / jeu : queue basse et le bout s’agite. Méfiance : bouge lentement la queue de gauche à droite. Puis de plus en plus rapidement en la fouettant le long de son corps (attention : risque d’agression)
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- Les expressions des yeux
La taille des pupilles dépend de la luminosité (petites et fendues si lumière, rondes si obscurité) mais également du comportement :
     Chat calme : yeux bien ouverts mais non dilatés
     Attention/chasse/jeu : dilatés et focalisés sur l’objet de l’attention
     Stress, peur : très dilatées
Il n’est pas conseillé de regarder un chat droit dans les yeux de façon fixe. C’est impoli et peut inviter au conflit. Par contre l’observer en clignant lentement des yeux l’apaise et il copie en réponse généralement le comportement.

- Postures des oreilles
     Chat calme détendu/calme/heureux : oreilles droites, plutôt vers l’avant, tournées de part et d’autre de la tête.
     Chat inquiet, stressé, menaçant à agressif : oreilles basse de plus en plus plaqué vers l’arrière.

- Poil et moustaches
En cas d’agressivité, de frayeur : le poils se hérisse (pour paraître plus imposant) Les moustaches sont positionnées plutôt vers le bas lorsque le chat et en colère, en arrière lors de peur, en avant lors d’attention, détendu lors de repos

  • 4. Quelques comportements de bien-être à connaître :
- Le mâchonnement de cheveux : à considérer comme du toilettage, comportement de partage et d’amitié
- Le léchage : comportement maternel (le chat s’occupe du propriétaire comme s’il s’agissait de sa portée)
- Le pétrissage : comportement infantile (le chat pétrit comme s’il pétrissait les mamelles de sa mère pour avoir du lait)