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Stéphanie Maccioni est diététicienne et chroniqueuse pour 9h50 le matin. Ce jeudi 26 janvier, elle nous parle de microbiote intestinal.

Par Stéphanie Maccioni

Le microbiote intestinal, c’est ce que l’on a longtemps appelé « flore intestinale », terme erroné, puisque ce sont des micro-organismes et non des végétaux qui vivent dans nos intestins.

Il est composé majoritairement de bactéries, mais aussi de virus, de champignons, de levures et de parasites. Le nombre de ces organismes vivant dans nos intestins est 2 à 10 fois supérieur au nombre de cellules qui constituent notre corps et pèse environ 2 kilos. Il faut bien l’avouer, nous sommes en minorité dans notre propre organisme.

Chaque individu possède un microbiote unique. Mes bactéries intestinales ne sont pas les mêmes que celles des membres de ma famille, ni celles de mon voisin.

Nous cohabitons donc avec ces micro-organismes et nous savons qu’ils jouent un rôle dans la digestion (en fermentant certaines molécules que nous ne savons pas digérer), mais aussi dans le métabolisme (comment notre corps utilise ce que nous mangeons pour en faire de l’énergie), à fabriquer des vitamines (K, B12, B8) et à nous protéger contre des micro-organismes pathogènes (ceux qui peuvent nous rendre malades).

Le microbiote pourrait également avoir un rôle dans différentes maladies comme le diabète, l’obésité, et d’autres pathologies inflammatoires, neurologies et immunitaires. Les études actuelles montrent que les personnes atteintes de diabète et de problèmes de poids ont une moins grande variété de bactéries intestinales que les personnes dites « en bonne santé »

Le microbiote et l’alimentation sont étroitement liés

L’alimentation va favoriser la croissance de certaines bactéries. Par exemple, une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, céréales complètes…) modifie favorablement le microbiote et améliore les résultats sur la perte de poids, la glycémie (taux de sucre sanguin), le taux de cholestérol, sans parler du transit, et ce, en seulement 6 semaines. Mais il faut ensuite maintenir cet apport en fibres dont les recommandations sont de 25g/jour, sinon, les effets bénéfiques disparaissent.

A l’inverse, une alimentation riche en graisse modifie la composition en bactéries intestinales, mais aussi l’apparence même de l’intestin grêle, provoquant plus d’inflammation.

Pour prendre soin de son microbiote intestinal, mangeons donc davantage de légumes, quelques fruits, des légumineuses, consommons pain complet, farine complète et toutes les céréales non raffinées. Et diminuons les aliments très riches en graisses (charcuterie, fromage, biscuits, chips, frites…).