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Frédéric Vlaemynck, vétérinaire à la clinique CaduVet, est aussi chroniqueur animaux de Nord Pas-de-Calais Matin, chaque mardi. 

Par Nord Pas-de-Calais Matin

Les besoins du chien

un besoin hiérarchique préalable indispensable à une bonne communication/compréhension. Le chien est un animal de meute, nécessitant une hiérarchie pyramidale stable (du moins si on désire que tout se passe bien et sans conflit). La notion de dominant/dominé est primordiale chez lui, elle découle de directement du comportement de son ancêtre : le loup. L’être humain conçoit et construit relativement bien cette relation de façon instinctive.

Les pièges à éviter

- La démarche assurée : l’approche vers un chien légèrement penchée vers l’avant est une attitude dominante.
- La voix calme et grave : Une voix aiguë/stridente/rapide est considérée comme un appel de détresse/une demande.
- Le repas au bon moment : Dans la meute le dominant mange en présence et avant le dominé.
- Des lieux privilégiés : certains lieux privilégiés sont consacrés au dominant : attention à l’exclusivité du canapé, du lit…

Si mon chien est dominant ?

Ce qui est vraiment grave (parfois dangereux) c’est un chien qui ne connaît pas son statut... L’important avec un chien, finalement, c’est d’être toujours cohérent et de comprendre sa façon d’interagir pour pouvoir l’amener à avoir des comportements souhaités. C’est cette partie, le principe de « façonnage » du chien, que je voudrais développer selon des exemples de la vie concrète...

Le chien ne se souvient pas qu’il a mal fait

Vous le promenez il aboie, tire sur la laisse… Vous rentrez à la maison, le chien à tout détruit… Le chien n’est pas propre… Vous le grondez, mais il recommencera puisqu’on ne lui a pas appris le comportement souhaité. Le chien vit l’instant présent, il ne le réinterprète pas. Pourtant il a bien compris que vous le grondiez. Souvent il réagit à un premier ordre bien compris : Assis ! Stop ! Puis, après, on rentre dans des explications qu’il ne peut pas comprendre. Voir des comportements incohérents qui leur font suite (caresses…).

Le chien réagit selon un contexte

Vous prenez votre veste, la laisse : promenade… vous rentrez : joie ou malheureusement crainte de se faire gronder

Le chien apprend vite ces contextes

A nous de lui inculquer les bons et au bon moment. Tu ne tires pas en laisse, tu n’aboies pas sur le chien qu’on croise et le détourner des mauvais (on peut agir avant la situation qui génère le comportement non souhaité)

Le chien veut vous faire plaisir, et se faire plaisir...

En pratique pour l’exemple de la laisse :
- on marche avec le chien et on le laisse faire comme d’habitude : il tire...
- on l’interpelle et on lui donne un ordre simple qu’il connaît (ex « stop » puis « assis »)
- on lui donne une croquette : il a répondu à un ordre on le félicite : il a stoppé le comportement et il s’est assis
- on reprend la marche et on maintient la communication (l’intérêt...) et on lui répète l’ordre que l’on souhaite lui apprendre : « tu restes », « au pied »…
- il reste au pied : on le remercie et on le récompense…
- il tire : on le stoppe mais on ne le récompense plus…
- puis progressivement on ne le récompense que lorsqu’on obtient que exactement le comportement souhaité… Exemple : tu marches à coté de moi sur la droite
- puis à la fin on ne récompense presque plus (uniquement l’ordre, le contentement et quand même parfois une friandise on est pas des monstres quand même). C’est le principe de façonnage : on s’adapte au comportement du chien et on le guide vers celui qu’on souhaite. Le chien ne demande que ça ! 

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