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© MaxPPP
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"Les personnes trisomiques ont une richesse immatérielle à nous offrir, une richesse dont nous serions stupides de vouloir nous priver".

Par Emmanuel Pall

Née d’une initiative de parents d’enfants en situation de handicap intellectuel, en particulier des enfants trisomiques, Down up est une association qui a du sens et qui vient par ses actions nous donner une jolie leçon de vie en communauté.

L'objet de l’association ?

Down up a pour vocation de changer le regard sur le handicap intellectuel et de permettre aux enfants, atteints de trisomie d’aller à l’école, d’accéder à l’emploi, de vivre en toute autonomie en ayant un accompagnement à distance car maman et papa ne sont jamais bien loin.

Prendre en compte la singularité de la personne, respecter ses choix, faciliter son accès à la citoyenneté, trouver des solutions innovantes et adaptées pour faciliter la vie en milieu ordinaire tels sont les objectifs de l’association.

Down up : trisomique, et alors ?

L'accompagnement proposé par Down up ?

L’association propose un accompagnement spécialisé, élaboré avec chaque personne concernée en tenant compte de ses besoins et de ses degrés d’autonomie. D’ailleurs pour aller au bout de leur vocation car il s’agit bien là d’une vocation. Down up propose depuis 2010 des logements à destination des jeunes adultes.

Les particularités de ces logements ?

Les particularités c’est qu’il n’y en a pas vraiment. En effet, ces logements sont situés dans une résidence ou la mixité sociale, inter-générationnelle sont de rigueurs avec pour ceux qui le souhaitent, un espace de vie où ils peuvent tous ensemble partager un repas.

Combien de logements à ce jour ?

Une dizaine de logements sont destinés aux personnes atteintes d’un handicap intellectuel, le reste des logements est à destination de personnes âgées, couples…

Comment se déroule la cohabitation ?

Au sein de l’Îlot Bon Secours, nom donné à la résidence,  la personne trisomique n’est pas perçue comme « anormale » ou « handicapée » mais comme « extraordinaire », en ce sens qu’elle propose une singularité intellectuelle, émotionnelle et relationnelle qui la distingue des personnes « ordinaires ». En effet, alors que beaucoup de parents d’enfants trisomiques confient ces derniers à des instituts spécialisés, il est d’autres parents qui font le choix de scolariser leur enfant en « milieu ordinaire ». Ce choix, qui prend souvent l’aspect d’un parcours du combattant, repose sur une impérieuse exigence : l’objectif poursuivi par ces parents est d’offrir à leur enfant trisomique un vrai bagage éducatif (apprentissage de la lecture, de l’écriture, etc.) et une expérience concrète du monde « ordinaire » afin de leur permettre, à terme, d’accéder à un emploi, un logement et une existence autonome. En se battant pour l’inclusion de leur enfant « extraordinaire » au sein de l’institution scolaire « ordinaire », ces parents veulent à la fois les faire accéder à leur âge adulte (n’est-ce pas là le souhait de tout parent ?) et démontrer que la personne trisomique peut pleinement être acteur de la vie de la cité et qu’elle peut même être profitable à cette dernière.

Pour plus d’informations :
Îlot Bon Secours
12 Rue Paul ADAM, entrée B
62000 ARRAS
03 21 48 61 14

Si vous voulez en savoir plus sur l'association Down up et l'îlot Bonsecours sachez que son fondateur, Emmanuel Leloux, dont la fille Eléonore est trisomique, met régulièrement des vidéos en ligne. Il y a des témoignages, souvent émouvants, mais aussi des tranches de vie de pensionnaires, au travail par exemple…

https://vimeo.com/mediafada/videos

Les concerts puis confidences d'Arno et de Dick Annegarn