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Conso : Emilie Elard, juriste à l'UFC Que Choisir ? propose de faire un point sur la question ce vendredi 6 novembre. 

Par Marie-Agnès Bourgain

Il s'agit d'un nouveau mode de financement sur internet. Le crowdfunding ou finance participative permet aux internautes de choisir librement les projets pour lesquels ils décident de donner, de prêter ou d’investir des fonds, tout en donnant du sens à leurs investissements, artistiques, économiques ou humanitaires, comme l'explique Emilie Elard, juriste à l'UFC Que Choisir, que vous retrouvez tous les jeudis à 9h50, dans Nord-Pas-de-Calais Matin.

Le financement participatif : risqué ou pas ?

En pratique c'est quoi ?  
C'est une plateforme. D'un côté vous avez :
• les porteurs de projets ou créateurs d’entreprises qui présentent directement leur projet et chiffrent leurs besoins en ligne sur la plateforme.
• de l'autre l’internaute, épargnant ou investisseur, qui choisit librement le projet qu’il souhaite financer.
Et c’est le regroupement de plusieurs contributeurs pour un même projet qui permet à ce dernier d’être financé.

De nouvelles règles
Depuis le 1er octobre 2014, de nouvelles règles sont apparues afin de mieux encadrer le financement participatif qui peut être risqué.
- Deux statuts sont créés afin de mieux identifier les plateformes : celui d’IFP, intermédiaire en financement participatif, soit les sites collectant l’argent des particuliers pour les reverser sous forme de prêt (gratuit ou non) ou de dons ; d’autre part celui de CIP, conseiller en investissement participatif, soit les sites recevant des fonds en échange d’une prise de participation des épargnants dans l’entreprise financée.
-  Les sites doivent désormais obtenir un agrément auprès de l’autorité de tutelle et de régulation des banques (l’ACPR) ou de l'autorité des marchés financiers (AMF).
-  Ils doivent souscrire un contrat d’assurance responsabilité professionnelle.
-  Il est possible de consulter le registre l’Orias (registre des intermédiaires financiers) qui permet de savoir si la plateforme s’est bien déclarée et n’a pas fait l’objet de plaintes.
-  Les montants investis sont plafonnés  : une même personne ne pourra pas placer plus de 1 000 euros dans un même projet et un site emprunter plus d’un million d’euros par projet. La durée de remboursement est limitée à sept ans.

Se renseigner avant de participer à un projet
- sur la nature de l’opération proposée,  sur le porteur de projet, sur les obligations pesant sur la plateforme.
- vérifier que l’organisme concerné figure sur la liste des prestataires autorisés à exercer en France :
sur le site  Regafi  (registre des agents financiers)   ou sur le site ORIAS (registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance)

Au programme de Nord-Pas-de-Calais Matin vendredi 6 novembre à 9h50
- En direct extérieur : l'école à l'hôpital au CHRU de Lille
- Dossier : qu'est ce qu'un bon petit déjeuner ?
- Conso : le financement participatif
- Psycho : les différents types de personnalité
- Nature : sortie d'un livre sur les polders et marais
- Les bonnes sorties du week-end sélectionnées par Emmanuel Pall
- Et toujours  : la revue du web et des nouvelles de la presse hebdomadaire régionale par skype

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