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Vincent Lemaire coach en développement personnel et auteur du concept conf-show pour informer et communiquer en entreprise nous parle aujourd'hui de la peur de parler en public. 

Par Emmanuel Pall

D’où vient cette peur de parler en public, pour certains, c’est phobique ?
Souvent, c’est parce que durant l’enfance, nous n’avons pas assez été mis en confiance lors de nos premières prises de parole. C’est cette poésie qu’il fallait réciter, ou ce passage au tableau pour résoudre le problème de math du jour. Parfois, il y a eu des moqueries d’élèves et le prof n’a pas fait son boulot de maintien du cadre de bienveillance. Et évidemment, si lui aussi s’y met, alors les conséquences pour plus tard seront marquées.

La peur de parler en public

Après on peut avoir une sensation plus légère, le trac ?
Le trac soit parce qu’il y a de l’enjeu : c’est le cas d’un entretien, d’une réunion importante, d’un entretien. Le trac peut aussi être dû au public. Si le public est nombreux ou si l’un de nos interlocuteurs nous impressionne par sa fonction. En soit le trac est une bonne chose puisqu’il nous permet de rester vigilant. Si il nous fait perdre nos capacités et ne diminue pas pendant l’exercice, là ça devient gênant.

Alors quels sont les outils pour mieux gérer cet exercice ?
Les trois premiers sont l’entraînement, l’entraînement et l’entraînement. La compétence s’acquière par des techniques qui ne servent à rien si on ne les répète pas plusieurs fois. Je conseille de s’entrainer devant des gens, mais si il n’y a que 2,3 paires de yeux ça change tout. Si possible, dans le futur lieu, moins il y a d’inconnu le jour J, mieux c’est. Il est aussi très instructif de se regarder dans le miroir en répétant, voir se filmer. C’est un excellent outil pour voir ce qu’il y a principalement à améliorer.

Ce sont plein de détails qui bout à bout feront la différence ?
Effectivement, il n’y a pas de recette magique. Plus on additionne ces détails travaillé, plus à l’arrivée on fait la différence. Les bases c’est déjà de connaître un maximum son texte ; même par cœur l’intro, les 1ères secondes comptent tellement. Il s’agit aussi d’augmenter son volume de voix et de s’obliger à plus articuler. Avec le stress, on accélère et ça devient inconfortable pour tout auditeur. Il est aussi essentiel d’être ancré dans le sol, comme si nos plantes de pieds prenaient racines sous terre. Stable sur pieds, stable sont les idées. Un autre truc pour se rassurer, même si il est important de regarder tous ses interlocuteurs ; on peut se rassurer en passant un peu plus de temps dans les yeux des personnes qui nous paraissent les plus amicales.

Votre truc à vous, celui sur lequel vous vous reposez quand le trac vient avant de monter sur scène ?
Je fais plusieurs choses : tout d’abord j’imagine les gens réagir comme je souhaiterais qu’ils réagissent idéalement. Je les vois en train de rire, de sourire. Ensuite, je fais monter l’enthousiasme en moi… En me rappelant que je crois en mon sujet, que je suis content de le partager… Puis je respire profondément et j’y vais.

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