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Karine Weber, psychologue de Nord Pas-de-Calais matin vous propose de faire un point sur les techniques d'apprentissage et de mémorisation. 

Par Emmanuel Pall

Apprendre à apprendre

A l’école, on nous donne beaucoup d’informations à retenir, mais on n a pas de cours pour apprendre à apprendre ! On sait, grâces à des recherches scientifiques que certaines techniques d’apprentissage sont plus efficaces que d’autres. Les deux techniques les plus utilisées par les étudiants sont le surlignage et les relectures multiples malheureusement, ces techniques diminuent les chances de réussite...

Les techniques efficaces

- L’auto-évaluation : s’interroger sur ce que l’on vient d’apprendre. Cette technique améliore l’apprentissage et la mémorisation. Exemple : prendre une feuille, noter les mots en français, la photocopier et chercher à compléter par les mots en anglais et répéter plusieurs fois l’opération : meilleur ancrage des mots. Deuxième exemple : noter des mots-clé pendant le cours, et chercher à expliquer le cours en partant de ses mots-clés.
- Etaler l’apprentissage dans le temps (efficace à long terme). Plus l’intervalle entre deux sessions est long, plus l’apprentissage est efficace. On apprend donc mieux si la période d’apprentissage est sur une longue période. Dans une étude, des étudiants apprenaient la traduction anglaise de mots espagnols, puis révisaient. Un groupe faisait les révisions juste après l’apprentissage, un autre le lendemain et un troisième après 30 jours. Ce sont les étudiants du troisième groupe qui se souvenaient le mieux des traductions. On retient mieux si les révisions sont faites de façon plus éloignée...Cherchez donc à planifier à l’avance les révisions
Examens : optimisez ses révisions !

- L’auto-interrogation (efficace et ne demande pas beaucoup de temps supplémentaire). L’auto-interrogation améliore la mémorisation des faits, le principe est de chercher à répondre à la question  « pourquoi ? ». Dans une étude, des étudiants lisaient des phrases, par exemple : « L’homme qui avait faim monta dans la voiture. » On demandait ensuite aux sujets d’un premier groupe d’expliquer pourquoi, tandis qu’à ceux d’un autre groupe, on proposait une explication, par exemple : « L’homme qui avait faim monta dans la voiture pour aller au restaurant. » Un troisième groupe lisait simplement les phrases. Lors du test, on demandait aux sujets de rappeler qui faisait quoi (« Qui est monté dans la voiture ? »). Le premier groupe répondait correctement dans 72 pour cent des cas, contre environ 37 pour cent pour les deux autres groupes.
- L’auto-explication : comprendre ce que l’on a appris. Comme l’auto-interrogation, l’auto-explication permettrait d’intégrer des informations nouvelles à des connaissances antérieures. « Quelle information la phrase m’apporte-t-elle ? » et « En quoi cette information est-elle liée à ce que je sais déjà ? »
- Et aussi, moins utilisés car moins efficaces selon les études, l’imagerie mentale, les résumés et les mots-clés mnémotechniques


Conclusion

Pour bien réviser, faire un petit mélange de ces différentes techniques