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© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau
© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau

De nos jours, nous sommes assaillis d’informations stressantes. L’anxiété fait partie de nos vies à tel point que l’on oublie souvent d’y prêter attention. Pour la diminuer, il faut commencer par écouter son corps comme nous l'explique Eugénie Adam, psychologue clinicienne.

Par Gontran Giraudeau

L’anxiété est un état d’appréhension face à la perception d’un danger. À l’origine, cet état nous vient des hommes des cavernes qui avaient besoin d’un système d’alerte automatique pour se protéger des dangers réels. Ce système étant en faveur de la survie de l’espèce il s’est inscrit dans nos gênes.

Aujourd’hui, nous sommes assaillis d’informations stressantes, l’anxiété fait quasiment partie de nos vies à tel point que l’on oublie souvent d’y prêter attention. En revanche on va facilement parler de nos difficultés à s’endormir, de nos compulsions alimentaires, d’une sensation d’oppression dans notre poitrine ou de notre irritabilité.

Ces symptômes sont de bons indicateurs de notre niveau d’anxiété, ils sont nombreux et varient d’une personne à l’autre. Pour dimininuer mon anxiété le premier point important est donc d’écouter mon corps.

Prendre conscience de mes réactions physiques

L’anxiété provoque :
  • accélération du rythme cardiaque
  • troubles digestifs
  • excès de transpiration
  • tensions musculaires
  • palpitations

Autant de symptômes qui sont là pour préparer notre corps à l’action et qui ne sont en réalité pas dangereux.
Avoir conscience de nos réactions physiques va permettre d’identifier ce qui les provoque et donc de se sentir plus au contrôle.


Apprendre à ralentir ma respiration

En ralentissant ma respiration, je diminue les symptômes anxieux physiques et psychiques. Deux fois par jour, dix minutes de respiration lente et profonde avec une expiration plus longue que l’inspiration.

Remettre en question mes pensées

Les pensées sont le carburant de l’anxiété, elles maintiennent notre état de tension physique et donc nos raisons de nous inquiéter. Or, les inquiétudes sont des pensées, donc uniquement dans notre tête, au sujet d’évênements négatifs futurs. Soit, des sujets angoissants sur lesquels je n’ai aucun contrôle.

Pour prendre du recul sur nos inquiétudes il s’agit de les confronter à la réalité, se poser ces questions peut y aider :
  • Suis-je entrain d’imaginer le pire, d’exagérer ?
  • Ai-je une preuve que c’est déjà arrivé ?
  • Si je m’adressais à mon meilleur ami, que lui dirais-je ?
  • M’inquiéter peut-il éviter les évênements d’arriver ?
Cependant, certaines inquiétudes concernent un problème actuel. Dans ce cas il s’agit de préciser le problème, de lister les solutions possibles afin de le résoudre.

Rester dans le présent et dans l’acceptation

C’est être en pleine conscience. Dans la mesure où je n’ai pas de contrôle sur l’avenir, ni le passé autant être pleinement dans le présent, c’est là que je peux agir. Et accepter que l’anxiété fait partie de la vie, comme les incertitudes, c’est normal. Il s’agit de trouver le niveau d’anxiété adapter à la situation, celui qui me rendra plus efficace.

Bien-être "gérer l'anxiété" - Picardie Matin (17/10/2014)


Périnne Diot, interprète Français - langue des signes française