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© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau
© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau

Le stress est important avant et pendant les épreuves du baccalauréat. Le niveau de connaissances va être testé, mais également la personnalité du candidat. À trop forte dose, il paralyse, à dose raisonnable, il rend plus efficace. Marylène Govin, psychologue, nous apprend à le gérer.

Par Gontran Giraudeau

Passer son bac ou son brevet peut être stressant pour un adolescent. Les parents doivent être compréhensifs, mais ne pas encourager ce stress, au risque de voir leur enfant se noyer dedans, en spectateurs impuissants. La première chose à conseiller aux parents c’est de dire à leur ado : « je sais que c’est une période vraiment pénible et je comprends que tu la vives de façon difficile. Mais tes parents et ta famille n’ont pas à être le punching-ball de tes émotions. Ce n’est ni bon pour toi, ni bon pour nous ».


Les 10 conseils de Marylène Govin

  • poser des limites : votre enfant est angoissé, c’est normal, mais cela ne doit pas se retourner contre nous. Être calme, mais ferme L’inquiétude des parents est parfois inévitable. Mais l’exprimer peut avoir des effets très pervers sur son enfant.
  • ne pas exprimer son propre stress nécessite de changer son attitude globale. Il ne s’agit pas d’être calme dans ses paroles et complètement angoissé à d’autres niveaux de communication. Éviter de dédramatiser l’examen.
  • fixer des objectifs : quel que soit le niveau de difficulté de l’examen préparé (BEP, Bac, concours d’entrée à Sciences Politiques…) toujours garder à l’esprit que c’est important pour son enfant. Lui proposer de se fixer de petits objectifs. Faire des programmes, des plannings de révisions, c’est la méthode préférée des étudiants.
  • mieux vaut voir le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide, cela crée du positif dans la pensée.
  • ajouter une dimension positive : l’anticipation n’est positive que lorsqu’il s’agit de s’imaginer en train de réussir une épreuve. Se dire : « ce chapitre, je l’ai bien compris, si c’est celui-ci qui tombe, je vais y arriver » ajoute une dimension émotionnelle positive à ce que l’on vient de travailler.
  • laisser la porte ouverte à son enfant : accepter qu’il puisse refuser votre aide mais lui dire qu’il peut toujours revenir vers vous s’il a le sentiment de piétiner.
  • proposer à son enfant de nous faire la leçon et reprendre avec lui les points sur lesquels il aurait des difficultés.
  • laisser le choix à votre enfant : si votre enfant vous dit « de toute façon je ne l’aurai pas », il faut lui répondre que vous comprenez qu’il ait peur, mais que cela l’empêche d’être dans l’instant présent, d’être dans l’action. Lui laisser le choix. Proposer son aide doit rester une offre sympathique et ponctuelle. Il est évident que les étudiants ne vont pas réviser toutes leurs matières avec leurs parents. Mieux vaut donc le laisser choisir ce qu’il souhaite réviser avec vous, plutôt que l’inverse.
  • les révisions en binôme : si votre ado n’a pas envie de travailler avec vous ou que cela ne fonctionne pas entre vous, vous pouvez aussi lui suggérer de réviser avec un binôme, un camarade de classe. Il est aussi possible d’avoir recours, si nécessaire, à un professeur particulier.
  • bien s'organiser : pour ne pas qu’il passe ses nuits à bachoter, demandez-lui d’organiser son temps et de se fixer des limites.
Bien-être - Picardie Matin (05/06/2015)

 

Périnne Diot, interprète Français - langue des signes française