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© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau
© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau

Vous pensiez tout connaître sur la ville de Saint-Quentin ? Jean-Marie François vous a trouvé quelques surprises comme le labyrinthe de la ville ou encore les béguinages. Une balade découverte en picard et en partenariat avec l'Agence pour euch'picard.

Par Gontran Giraudeau

Le labyrinthe de St-Quentin:

Dans la basilique de Saint-Quentin, on peut voir l'un des plus grands labyrinthes de France, construit à la fin du XVe siècle, en dalles de marbre, blanches et noires.

Mais au XVIe siècle, l'Église fit détruire quasiment tous les labyrinthes, disant que c'était une survivance de l'époque païenne (le labyrinthe du Minotaure). Quelques-uns seront reconstruits plus tard, comme celui de la cathédrale d'Amiens, mais celui de Saint-Quentin en réchappera par miracle : il n'y en a plus que trois d'origine en France, à Bayeux, Chartres, et Saint-Quentin.

Les croyants  qui ne pouvaient effectuer le pèlerinage à Jérusalem pouvaient néanmoins sauver leur âme en suivant, à genoux, le chemin des dalles noires, jusqu'au centre du labyrinthe, d'une longueur de 260 mètres, ce qui exigeait environ le même temps qu'une marche d'une lieue (4 km). C'est pour cette raison que le labyrinthe de Saint-Quentin a été surnommé « la lieue de Jérusalem ».

Les béguinages

Il s'agit de l'un des trésors méconnus de Saint-Quentin. Il existe encore 1douze béguinages (ce qui en fait l'ensemble le plus important de France), qui abritent encore des centaines de personnes âgées.

Leur origine remonte au Moyen-Âge. En raison des guerres et des croisades, beaucoup de femmes n'étaient pas mariées ou veuves. C'est ainsi qu'on organisa des communautés de femmes, afin qu'elles puissent s'aider les unes les autres. Il s'agit d'un ensemble de petites maisons qui forment une sorte de village dans la ville. Le premier béguinage de Saint-Quentin remonte à l'an 1235.

Au XIXe siècle, des donateurs philanthropes en feront bâtir sur le même principe, mais pour accueillir tout le monde : béguinages pour les femmes âgées ; béguinages pour les hommes âgés (« les vieux hommes ») ; pour les couples âgés (« les vieux ménages »).

Menacés de disparation dans les années 1980, les béguinages ont finalement été sauvés et remis en état. Ils accueillent aujourd'hui à peu près 600 personnes, qui y terminent leur vie dans la tranquillité.

Le plus grand est celui de la rue Quentin-Barré, avec ses maisons flamandes, qui rappellent les béguinages de Bruges et de Gand en Belgique.

Une histoire de picard - Picardie Matin (11/12/2014)