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Près d'un Français sur 100 consomme des anticoagulants. Après une chirurgie orthopédique, une embolie pulmonaire, un infarctus, des anticoagulants sont prescrits pour rendre le sang plus fluide. Il existe des traitements par comprimés, qui ne nécessitent pas de prise de sang régulière.

Par France 3 Picardie

Lorsqu'on se blesse légèrement, on arrête de saigner assez rapidement, c'est la coagulation. Mais dans certaines situations, cette capacité sanguine à coaguler devient un risque pour la santé.

C'est le cas, dès que le sang n'est plus en mouvement, comme lorsque l'on reste immobilisé au cours d'un long vol ou quand on a la jambe dans le plâtre. Le sang a tendance à se figer et à s'agglutiner, ce qui favorise la formation de caillot.
 Il y a aussi un risque en cas de phlébite, ou de plaque d'athérome, car la paroi du vaisseau est fragilisée.

Si un caillot se forme, il peut non seulement obstruer le vaisseau et bloquer la circulation sanguine, mais il peut aussi se détacher et migrer vers des zones vitales comme le cœur, les poumons ou encore le cerveau et provoquer un AVC : un accident vasculaire cérébral.

Pour éviter ces situations, l'administration d'anticoagulants va permettre de fluidifier le sang. Ils sont prescrits dans de nombreux cas : phlébite, embolie pulmonaire, port de certaines valves cardiaques, ou après un infarctus du myocarde. 

Les traitements

Pendant longtemps, les seuls traitements existant étaient sous forme de piqure ou de comprimé, mais nécessitaient la réalisation d'une surveillance par prise de sang. Des rendez-vous au laboratoire qui peuvent vite devenir pesants. En cas de surdosage, les anticoagulants peuvent provoquer de graves hémorragies.

Les médecins peuvent depuis quelques années prescrire des comprimés qui n'obligent pas de surveillance biologique. Ces nouvelles molécules ont plusieurs avantages :
  • 1 à 2 prises par jour
  • pas de prise de sang
  • pas de complication
  • pas d'interactions médicamenteuses