Depuis le 1er janvier 2017, une nouvelle législation est entrée en vigueur pour le don d'organes. Si vous ne souhaitez pas être donneur, il suffit de vous inscrire sur Internet. Explications avec le Docteur Céline Vaconsin.

Par Julien Guéry

Objectif : simplifier au maximum les démarches pour les donneurs potentiels, leurs familles et les médecins.
Et communiquer le plus possible autour d'un sujet délicat.
Car la décision de prélever les organes sur un proche n'est jamais facile, et survient toujours dans un moment de grande douleur.

Il existe désormais un site Internet où les personnes ne souhaitant pas être prélevées peuvent s'inscrire en ligne munies d'une simple pièce d'identité.
Un choix révocable à tout moment.

www.registrenationaldesrefus.fr

Cela permet aux médecins urgentistes de gagner du temps dans les démarches, car c'est ensuite à la famille et aux proches que revient la décision d'autoriser ou non la greffe, lors d'un entretien avec un médecin. Il faut donc évoquer le plus possible votre choix avec votre entourage.
La carte de donneur d'organes et de tissus permet d'aborder le sujet avec vos proches mais elle n'a aucune valeur légale. 

Nous pouvons tous être donneurs potentiels et sauver des vies mais seulement 2% des décès peuvent être à l'origine d'une greffe.

Peuvent être prélevés :
  • les organes : poumons, coeur, foie, pancréas, reins, intestins
  • les tissus : peau, cornée, veines et artères, tendons, ligaments, valves

En 2015, selon l'agence de la biomédecine, 5 756 greffes d'organes ont été possibles en France, soit environ 15 greffes chaque jour mais 21 378 personnes étaient en attente d’une greffe cette même année, chiffre toujours en augmentation.
Après le rein (3 486 greffes), les organes le plus transplantés ont été le foie (1 355), le coeur (471), les poumons (345) et le pancréas (78).

www.dondorganes.fr