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© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau
© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau

L’autorité est le pouvoir de commander, d’être obéi et implique une notion de légitimité. Lorsqu’elle est bien appliquée par le parent et bien intégrée par l’enfant, elle devient pourtant un levier fondamental au bon développement de l’enfant.

Par Gontran Giraudeau

Savoir faire preuve d’autorité, pourquoi ?

L'autorité est bénéfique pour l'enfant pour quatre raisons :
  • cela permet à l’enfant de se construire, de s’épanouir. Savoir faire preuve d’autorité c’est dire à son enfant qu’on l’aime, on lui donne des limites pour qu’il puisse grandir sainement et sereinement.
  • c’est le respecter en tant qu’individu, lui apprendre à respecter les règles c’est le préparer à la vie en communauté. C’est ainsi qu’il pourra intègrer les règles sociales. Par exemple : un enfant qui sait respecter les règles d’un jeu pourra se faire des copains. Un ado qui ne sèche pas les cours aura moins de risque d’être en echec scolaire
  • ça le protége des angoisses : l’enfant a besoin de connaître les limites dans lesquelles il peut évoluer. Moins les limites sont claires plus l’enfant peut se retrouver confronter à des pensées, situations, expériences qu’il n’est pas encore en mesure de gérer. Par exemple : un enfant de 7 ans avec la télévision dans sa chambre n’a pas les capacités pour se limiter dans sa consommation.
  • l'autorité fait partie de l’éducation, elle permet la construction du psychisme de l’individu, son humanisation.

Psycho - Picardie Matin (27/05/2016)

Comment fait-on ?

On pose les limites, l’enfant n’est pas un adulte il n’a pas le droit de tout faire comme les adultes. L’adulte pose les règles, on explique à quoi elles servent et on les fait respecter. Le but étant que l’enfant comprenne son intérêt à respecter les règles. Elles sont là pour le protéger mais c’est à nous adultes expérimentés de lui imposer. Exemple : On ne grignote pas entre les repas, on mange des légumes... C’est pour protéger l’enfant de carrences ou de troubles alimentaires.

On adapte les règles à l’âge de l’enfant. Un enfant de 4 ans à besoin de plus d’heure de sommeil qu’un enfant de 11 ans. On ne cède jamais. Si les règles varient en fonction de l’humeur du jour l’enfant ne peut pas comprendre leur logique. Les limites doivent être strictes, elles le protégeront des angoisses. C’est ainsi qu’il intègre l’autorité comme quelque chose de légitime et sécurisant.

Ce n’est pas une soumission aveugle à l’adulte mais une soumission à des règles dictées par l’adulte. Règles que l’adulte lui-même s’impose de respecter et qui nous permettent de vivre tous ensemble. Par exemple : je ne frappe pas, je ne traverse pas quand le feu rouge.

L’autorité demande autant d’efforts à l’enfant qu’aux parents. Si le parent est obligé de se confronter aux refus, à l’opposition et craint que son enfant ne l’aime plus. L’enfant quant à lui est partagé entre l’envie que son parent dise oui à tout et l’angoisse de se retrouver dans un monde sans limites ou il aura tendance à rechercher les interdits et se mettre en danger.