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Villers-sur-Authie, un élevage audacieux de boeufs wagyu

Le boeuf wagyu de Villers-sur-Authie / © France 3 Hauts-de-France
Le boeuf wagyu de Villers-sur-Authie / © France 3 Hauts-de-France

Deux agriculteurs picards ont décidé de se lancer dans l'aventure du boeuf wagyu. Une façon toute particulière de produire de la viande qui nous vient du Japon.

Par Elise Benoit pour France 3 Hauts-de-France

En plein cœur des Hauts-de-France, les deux cousins Alexis Merlot et Antoine Roussel se sont lancé le pari un peu fou, celui d’élever du bœuf wagyu, la viande la plus chère du monde.

La vidéo du triple like ​

Une exploitation picarde de boeufs wagyu


Le bœuf Wagyu, qu’est-ce que c’est ?

Wagyu est un mot-valise dont la première syllabe « wa » signifie Japon et la seconde « gyu » se traduit par bœuf.

C’est donc un bœuf japonais qui est sélectionné et élevé pour ses qualités intramusculaires. Elles lui donnent, paraît-il, un petit goût persillé et une tendreté en bouche sans commune mesure.

Celui qui est considéré comme le plus fameux des bœufs wagyu est le bœuf Kobé, provenant uniquement de la région montagneuse du Japon du même nom.

Dans une exploitation japonaise, le bœuf wagyu est chouchouté avec une alimentation surveillée, des massages au saké, de la bière comme breuvage et de la musique classique à l’étable.
Tout est fait pour apaiser les bêtes afin de rendre leurs viandes d’une qualité exceptionnelle à un prix faramineux.


Un pari audacieux​

Alors élever du bœuf japonais à Villers-sur-Authie, c’est l’idée audacieuse des deux agriculteurs picards.

Ils décident en 2009 de partir en stage au fin fond de l’Australie. Ils y passent six mois et apprennent toutes les techniques de ce type d’élevage.

"Ça nous a donné envie d’essayer et on a importé 12 embryons depuis l’Australie. En 2011, les premiers s’étant bien acclimatés, on en a importé 60 autres." Explique Alexis Merlot.

L’exploitation "Wagyu des deux baies" est ainsi née, produisant une des viandes les plus onéreuses qui soit. Un prix qui est dû à la durée de l’élevage des veaux, deux fois plus longue qu’un élevage classique, à l’alimentation strictement sélectionnée et à l’environnement créé pour les bêtes. 

Pour Antoine Roussel : "On a mis en place la musique pour reproduire la façon Kobé. Le but est de destresser au maximum les animaux et d’éviter tous les bruits parasites qu’on peut avoir autour de l’exploitation pour créer un fond sonore calme et posé. Ça nous permet d’éviter tous les stress qui peuvent être néfastes à la qualité de notre produit."

Les deux cousins vendent leur viande parfois jusqu’à 300 euros le kilo à des bouchers ou restaurateurs de la région et ont même un site de vente en ligne.


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