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Emmanuel Macron reçoit les élus des Hauts-de-France, des opposants boycottent

Emmanuel Macron débattant avec les élus des Hauts-de-France à l'Elysée. / © Compte Twitter de Daniel Fasquelle @DFasquelle
Emmanuel Macron débattant avec les élus des Hauts-de-France à l'Elysée. / © Compte Twitter de Daniel Fasquelle @DFasquelle

Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à l'Elysée quelque 170 élus des Hauts-de-France pour son 14e grand débat, qui s'annonce moins consensuel que les précédents en raison du boycott de parlementaires RN, LR, Insoumis et communistes.
 

Par YF avec AFP

Sur les 200 élus, une trentaine manquaient à l'appel au début du déjeuner dans la salle des fêtes de l'Elysée, dont la députée Marine Le Pen (RN), en déplacement à La Réunion, et la maire de Lille Martine Aubry (PS), absente pour conflit d'agenda. Au début du déjeuner, le ministre Sébastien Lecornu, co-organisateur du grand débat, a salué "le sens républicain" des élus présents, dont le président de la région Xavier Bertrand (ex-LR).
 

Les cinq parlementaires du PCF des Hauts-de-France, le secrétaire national Fabien Roussel en tête, ont fait un coup d'éclat en entrant dans le palais avant d'en ressortir quelques minutes plus tard. "Nous avons remis les cahiers de doléances" du grand débat, a expliqué Fabien Roussel, en regrettant que la parole ne soit pas donnée aux parlementaires, juste aux maires. "Lorsque tout le monde sera assis, Emmanuel Macron va descendre tel le marquis et puis ça va durer cinq heures, a-t-il dénoncé.

Cette réunion a été boycottée par les députés LFI de la région François Ruffin, Adrien Quattenens, Ugo Bernalicis. Mais le premier était présent à proximité de l'Elysée en organisant un bref pique-nique sur une pelouse proche des Champs-Elysées en compagnie d'une vingtaine de personnes venues de Picardie, dont un "gilet jaune", des parents d'élèves et un employé d'un sous-traitant de Whirlpool. "Je ne me voyais pas deviser courtoisement autour de nappes blanches et d'une vaisselle à 500 000 euros", a-t-il dénoncé.
 


L'invitation a également été refusée par les sept parlementaires LR des Hauts-de-France et les députés RN Bruno Bilde et Ludovic Pajot (Pas-de-Calais) et Sébastien Chenu (Nord). Mais les maires de ces partis sont présents au déjeuner.
 


Le maire EELV de Grande-Synthe (Nord), Damien Carême, a également décliné l'invitation. "Je n'irai pas déjeuner sous les dorures de l'Elysée ce midi à l'invitation du président Emmanuel Macron, alors que plus de 500 exilés (et quelques milliers en France) sont obligés de déjeuner dehors depuis des années dans ma ville et que le président reste sourd à mes appels", a-t-il justifié sur Twitter.

 
 

Xavier Bertrand plaide pour "une nouvelle étape de la décentralisation"


Quant à Xavier Bertrand (ex-LR), il a indiqué vouloir saisir l'occasion pour réclamer "une nouvelle étape de la décentralisation" et plaider pour "une forme de new deal entre l'État et les collectivités locales".

Le Brexit et ses conséquences sur la région sont également au coeur des discussions. "Interpellé, notamment par Xavier Bertrand, merci au Président Macron d’avoir rappelé que la pêche devait être une priorité face au Brexit dont les conséquences seront dramatiques pour nos artisans-pêcheurs des Hauts de France", a tweeté ainsi Daniel Fasquelle, député LR du Pas-de-Calais.
 

L'avenir du projet Canal Seine Nord est aussi abordé. "Le Président s’engage sur les délais en faveur du barreau TGV Creil Roissy et sur le Canal Seine Nord", se félicite Alain Gest, président LR d'Amiens Métropole. 
 

"Beaucoup de flou sur les moyens que l’on parle du canal Seine Nord ou de la réforme souhaitée par tous de la décentralisation", estime de son côté le sénateur LR du Nord, Marc-Philippe Daubresse
 

Cette réunion est l'une des dernières organisées avec le chef de l'Etat dans le cadre du grand débat avant celles prévues la semaine prochaine en Bretagne et en Corse. Depuis le 15 janvier Emmanuel Macron a déjà tenu 13 réunions, en régions ou à l'Elysée, totalisant 79 heures de débat.
 

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