Une mini-puce implantée sous la peau de 8 salariés volontaires. Pour l'entreprise New Fusion, basée à Malines (spécialisée dans la technologie et le marketing digital), c'est un simple moyen de remplacer les clés et les badges. "C'est la même chose qu'une clef, explique à la RTBF Tim Pauwels, l'un des patrons de la société. J'ouvre la porte d'entrée et mon ordinateur. L'idée a germé après que plusieurs employés ont perdu leurs badges. Ici l'identification est 'sous-cutanée', vous l'avez toujours avec vous !". La puce est dotée d'une mémoire : on peut par exemple y insérer des cartes de visite, facilement transmissibles via un smartphone.

Une entreprise belge implante une puce sous la peau de ses salariés

Reportage de France 2


Les médias flamands ont largement relayé cette initiative, photographiant notamment le moment où la puce est poussée sous la peau à l'aide d'une grosse aiguille.
Cette nouveauté insolite fait évidemment débat. De la taille d'un grain de riz, d'un prix de 100 euros, elle est implantée entre le pouce et l'index des employés. "C'est un réel danger, s'inquiète Alexis Deswaef, président de la ligue des Droits de l'Homme. On 'flique' dorénavant les employés au plus profond de leur chair. C'est un outil de contrôle total.Outre ouvrir les portes, "cette technologie offre de nombreuses possibilités". "Le public réagit avec inquiétude et incompréhension, ils ont un sentiment de 'big brother', réagit Vincent Nys porte-parole de New Fusion. Mais s'ils testaient la technologie, ils la comprendraient. Je crois qu'un iPhone est dix fois plus (dangereux) qu'une puce."

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La RTBF rappelle qu'il y a 10 ans déjà, les clients d'une discothèque néerlandaise payaient leurs consommations avec une puce implantée sous leur peau ou que des malades atteints de la maladie d'Alzheimer ont aussi été "pucés" aux États-Unis.