• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

François Hollande ouvre les commémorations des attentats de Paris

François Hollande dépose une gerbe de fleurs devant le café Bonne Bière. Trente-neuf personnes ont été assassinées sur les terrasses des cafés parisiens. / © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
François Hollande dépose une gerbe de fleurs devant le café Bonne Bière. Trente-neuf personnes ont été assassinées sur les terrasses des cafés parisiens. / © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

Le 13 novembre 2015, plusieurs attentats simultannés frappaient Paris. 130 morts et des victimes blessées, choquées. Le pays leur rend aujourd'hui un hommage orchestré à Paris par le chef de l'Etat. 

Par Avec AFP

Pas de discours, surtout pas. Avec un peu de chance, un silence qui sonnera juste, et qui évoquera le vacarme du 13 novembre 2015. Un an, jour pour jour, après les attentats simultannés qui ont frappé Paris, François Hollande a ouvert dimanche les commémorations. 

Avant de faire le même geste sur les sites parisiens des attentats qui ont fait 130 morts, le chef de l'Etat, accompagné du Premier ministre Manuel Valls, de ministres et d'élus, a dévoilé à 9H00 la première plaque à Saint-Denis. Elle est accrochée à la porte D du stade de France, là où était tombée la première victime des tueurs du groupe djihadiste Etat islamique. 

François Hollande devant la plaque commémorative du Stade de France. / © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP
François Hollande devant la plaque commémorative du Stade de France. / © PHILIPPE WOJAZER / POOL / AFP

"A la mémoire de Manuel Dias et en respect aux nombreux blessés et victimes du terrorisme sur ce lieu le soir du 13 novembre 2015. Manuel Dias 28.4.1952-13.11.2015", est-il inscrit. Après une minute de silence et le dépôt d'une gerbe, le fils de la victime a lu un texte très personnel sur son père, qui portait aussi un message de solidarité"Nous devons nous efforcer de combattre la stigmatisation et la division; l'intégration est la solution", a-t-il dit.

Plusieurs victimes, blessées par ces explosions en marge du match France-Allemagne, ont aussi participé à ce premier hommage. Le chef de l'Etat, qui était au Stade de France ce soir du 13 novembre, a échangé pendant une quinzaine de minutes avec certains d'entre eux, dont un vigile du Stade, aujourd'hui en fauteuil roulant. François Hollande s’est rendu ensuite sur les lieux des attaques contre La Bonne bière et Casa Nostra, avant La Belle équipe et le Bataclan. Plaques et gerbes de fleurs à chaque étape. 

"Pour nous, c'est très important que chacun puisse venir rendre hommage aux morts (...) qu'on soit tous ensemble", a souligné Caroline Langlade, présidente de l'association Life for Paris.

Le temps du recueillement 

Dimanche à 12H30, un rassemblement public est aussi prévu devant la mairie du XIe arrondissement, où seront lâchés des ballons pour "représenter symboliquement, dans leur ensemble et leur diversité", toutes les victimes. L'archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, présidera à 18H30 en la
cathédrale Notre-Dame une messe d'hommage.

Dans la soirée, des lanternes, "symboles d'espoir et de vie", doivent être déposées sur le canal Saint-Martin, tout près de plusieurs des terrasses attaquées. L'association 13 novembre: Fraternité et Vérité appelle aussi les Français à participer en mettant une bougie à leurs fenêtres.

Samedi, le président avait rencontré des familles de victimes, des associations et des magistrats du parquet antiterroriste. Au lendemain de la réouverture du Bataclan, avec un concert de Sting pour "se souvenir" et "célébrer la vie", c'est le temps du recueillement.

Le concert de Sting, hier au Bataclan. Toutes les recettes ont été reversées aux associations de victimes. / © Boris Allin / Hans Lucas / AFP
Le concert de Sting, hier au Bataclan. Toutes les recettes ont été reversées aux associations de victimes. / © Boris Allin / Hans Lucas / AFP

Plus comme avant

Cent trente morts, des centaines de blessés, une capitale meurtrie et un pays aujourd'hui d'autant plus éprouvé que d'autres attentats ont suivi, comme à Nice le 14 juillet (86 morts): "Nous ne sommes plus comme avant", a souligné François Hollande vendredi soir, avant la minute de silence qui a précédé le match France-Suède au Stade de France.

Signe de ce changement d'ère: l'état d'urgence décrété au soir du 13 novembre. Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré dimanche à la BBC que ce régime d'exception allait sans "doute être prolongé de quelques mois" en janvier, dans la perspective de la présidentielle.

Sur le même sujet

Périnne Diot, interprète Français - langue des signes française

Les + Lus