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Il ne sait ni lire ni écrire, l'Éducation Nationale refuse qu'il redouble

Le redoublement, c'était un peu une spécialité française en Europe, cela ne l'est plus depuis un décret de 2014 : redoubler devient exceptionnel. Résutat, certains élèves passent en CE1 malgré des difficultés avec la lecture ou l'écriture... Exemple à la Chapelle-aux-pots, dans l'Oise.

Angy, 7 ans, ne sait ni lire ni écrire
Angy, 7 ans, ne sait ni lire ni écrire © France 3 Picardie
Angy, 7 ans, vient d'entrer en CE1. Mais il ne maîtrise toujours pas ni l'écriture ni la lecture. Son cas n'est pas isolé : un enfant sur 10 en moyenne ne sait pas lire à la sortie du CP. Sa mère, également illettrée, aurait voulu qu'il redouble, mais elle se heurte au refus de l'Éducation Nationale. Un comble. "Mon fils de 7 ans ne sait même pas écrire son nom de famille" se désole Cristina, la maman d'Angy. "Je ne sais ni lire ni écrire, j'ai 45 ans... Je ne voudrais pas que mon fils fasse la même erreur que moi", s'inquiète-t-elle.

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Angy, illettré à 7 ans, n'a pas le droit de redoubler

Depuis janvier 2015, le redoublement est interdit sauf cas exceptionnel. Aux yeux de l'Education Nationale, le redoublement n'est pas efficace dans le parcours de l'élève. Conformément au décret signé le 18 novembre, le redoublement peut se faire après "une importante rupture des apprentissages scolaires" ou si les parents demandent le "maintien dans le niveau d'origine" de leur enfant en troisième ou en seconde.

 "Les études ont montré qu'un enfant qui redoublait, en particulier dans les premières classes élementaires, avait majoritairement du mal à poursuivre ses études" déclare Jacques Crépin, Inspecteur académique de l'Oise.


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