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Jour J pour Seafrance, compagnie en danger

© F3 NPDC
© F3 NPDC

Le tribunal de commerce de Paris décide ce mercredi après-midi du sort de SeaFrance. Liquidation ou reprise ?

Par Emmanuel MAGDELAINE

La première offre pour cette filiale de la SNCF émane de l'armateur Louis Dreyfus
Armateurs (LDA), associé au groupe de ferries danois DFDS.
Elle prévoit la sauvegarde de 460 emplois équivalent temps plein, le maintien
sous pavillon français, la reprise de trois navires pour 5 millions d'euros et un investissement de 50 millions d'euros pour des réparations aux bateaux, former le personnel et relancer la compagnie.
Pour Niels Smedegaard, président de DFDS, elle permettrait de regrouper les activités
dans le détroit de SeaFrance, de la compagnie danoise et de la compagnie de ferries LD Lines, filiale du groupe Louis Dreyfus Armateurs.
Une façon d'économiser des coûts "alors que nous sommes clairement en situation
de surcapacité" sur les liaisons trans-Manche, selon M. Smedegaard.

L'autre option est un projet de Scop (Société coopérative et participative) présenté
par la CFDT, syndicat majoritaire de l'entreprise. Elle prévoit de conserver l'intégralité
des 880 emplois en CDI de la filiale de la SNCF, en grave difficulté financière.
 L'offre de la direction de SeaFrance, qui prévoyait une recapitalisation à hauteur de 160 millions d'euros via notamment un prêt de la SNCF, a été retoquée par la Commission européenne, qui l'a jugée contraire aux règles de la concurrence. La France va engager un recours contre cette décision auprès du tribunal de l'Union européenne, mais celui-ci semble avoir peu de chances d'aboutir.

SeaFrance, seule compagnie française à assurer la liaison Calais-Douvres, souffre de la concurrence du tunnel sous la Manche ouvert en 1994.
La crise économique de 2008-2009 lui avait porté un coup supplémentaire, l'obligeant à supprimer plus de 700 emplois en 2010 et à être placée en redressement judiciaire.
L'annonce du tribunal intervient dans un climat tendu entre direction et syndicats de SeaFrance.
Mardi, la compagnie a décidé de laisser à quai ses bateaux, disant craindre pour la sécurité des passagers et du personnel, alors que certains syndicalistes ont menacé de faire couler des navires, notamment si l'offre LDA-DFDS l'emportait. Ce mercredi matin, une assemblée générale des salariés est organisée.

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