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Les enjeux dans le Nord et le Pas-de-Calais

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Les grands électeurs sont appelés à voter ce dimanche dans le Nord et le Pas-de-Calais. 18 sièges sont à renouveler.

Par Yves ASERNAL - Claude TRONEL

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Les sénatoriales dans le Pas-de-Calais

Les sénatoriales c'est dimanche. Les grands électeurs sont appelés aux urnes. Le sénat pourrait basculer à gauche. Dans le Pas-de-Calais, la division règne à gauche comme à droite.

Dans le Nord, 11 sièges de sénateurs sont à pourvoir avec 10 listes en compétition. La droite comme la gauche partent divisées.

Dans le Pas-de-Calais, la division règne aussi à gauche comme à droite. 9 listes sont en course pour 7 sièges. Les 10 000 grands électeurs , députés, maires, conseillers territoriaux et municipaux du Nord Pas-de-Calais doivent voter. C'est une obligation légale.

Les enjeux des sénatoriales dans le Nord

Reportage de Véronique MARCHAND et Bernard DERON

Ls enjeux des sénatoriales dans le Pas-de-Calais

Reportage d'Hélène TONNEILLIER et Sébastien GURAK

VOIR LES RESULTATS EN DIRECT

Avec 153 sièges sur 348 dans la nouvelle assemblée, la gauche pourrait enlever le sénat à la droite à l'issue des élections de ce dimanche.

Pour les élections sénatoriales du 25 septembre, 170 sièges de sénateurs sur 343 étaient  à pourvoir. Tous les départements ne sont pas appelés à voter.

Dans le Sénat sortant, seuls les sièges des sénateurs élus en 2001 étaient à renouveler, c'est le cas pour le Nord et le Pas-de-Calais qui comptent 18 élus.

La nouvelle assemblée passe de 343 à 348 sièges.

Les sortants : 10 sénateurs à gauche et 8 à droite

Dans le Nord, sur les 11 sénateurs sortants 6  étaient à gauche et 5 à droite. Dans le Pas-de-Calais, la gauche était aussi majoritaire avec 4 sénateurs contre 3 sénateurs pour la droite.

Le mode de scrutin

Deux modes de scrutin s'appliquent pour les élections sénatoriales. Le scrutin majoritaire à deux tours pour les circonscriptions où sont élus entre 1 et 3 sénateurs et la proportionnelle pour les départements de plus de 3 élus.

C'est le cas dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Dans ces deux départements, c'est la représentation proportionnelle par liste qui s'applique... comme dans tous les départements où sont élus au moins 4 sénateurs.

Le Nord Pas-de-Calais bénéficie de  la loi sur "la représentation des collectivités territoriales"


Dans le Nord, les sénateurs sont élus au suffrage universel indirect par un collège de 5 671 grands électeurs composé des députés, conseillers régionaux élus dans le département, conseillers généraux et des délégués des conseils municipaux (ou des suppléants de ces délégués) désignés le 17 juin dernier.

Dans le Pas-de-Calais, les sénateurs sont élus par 3933 grands électeurs .

L'analyse des élections sénatoriales dans le Nord et le Pas-de-Calais

par Emmanuel CHERRIER
politologue - maître de conférences à l'université

Entretien réalisé par Véronique MARCHAND et Bernard DERON

RAPPEL DU SCRUTIN 2001

En 2001, l'équilibre gauche-droite respecté dans le Nord

Six sièges pour la gauche, cinq pour la droite : en 2001, les résultats des élections sénatoriales dans le Nord ont été conformes à ceux de 1992, avec une bonne résistance du PCF qui a conservé ses deux élus, obligeant l'un d'eux, Michelle Demessine, à quitter le gouvernement.
Le Parti socialiste a perdu un siège au profit de l'ancienne présidente de région,  Marie-Christine Blandin (Verts), qui, en 2001, est devenue à 49 ans le premier élu écologiste de la Haute Assemblée.
Le PS et les Verts, qui gèrent ensemble depuis mars 2001 plusieurs grandes municipalités de la région (dont Lille et Roubaix), avaient décidé de faire liste commune aux sénatoriales, ce qui n'était pas le cas en 1992.
Pour le PS, Pierre Mauroy, Dinah Derycke et Paul Raoult ont retrouvé en 2001 leur siège, tout comme Ivan Renar (PCF), ou à droite Jacques Legendre (RPR) et Alex Turk (DVD). Parmi les onze sénateurs, cinq au total étaient nouvellement élus dont quatre femmes.
Avec celle de Michelle Demessine, l'élection de Sylvie Desmarescaux, maire de Hoymille, petite commune de Flandre maritime, était la plus inattendue. La liste où elle figurait derrière M. Turk, déjà dissident en 1992, a obtenu 12,7% des voix et s'est classée en 4e position.


Globalement la droite a résisté plutôt bien, en 2001, malgré le grand nombre de listes et la décision du RPR de n'en investir aucune.
Le député-maire de Lambersart Marc-Philippe Daubresse (UDF), qui était 3e sur la seule liste estampillée RPR-UDF, a été la principale victime de cette dispersion des voix.

 LISTES EN 2001

 VOIX

 SIEGES

 PS - Verts

1 663 voix

29,9%

4 élus

 RPR - UDF

902 voix

16,2%

2 élus

PC

797 voix

14,4%

2 élus

Liste Turk

704 voix

12,4%

2 élus

RPR - DL Liste Legendre

682 voix

12,3%

1 élu

Dix listes n'ont pas obtenu de siège  : Liste Donnay : 198 voix (3,57 %), MDC : 194 voix (3,49 %), Liste RPF (Wilmotte) : 102 voix (1,83 %), FN : 79 voix (1,42 %), PRG : 77 voix (1,38 %), Lutte ouvrière : 63 voix (1,14 %), MNR : 28 voix (0,50 %), Génération citoyenne : 21 voix (0,38 %), Union des contribuables : 20 voix (0,36 %, )CNI : 18 voix (0,32 %)


En 2001, Valérie Létard, union centriste, fait son entrée au Sénat, jusqu'en 2007. Après la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007, elle entre dans le 1er gouvenrment Fillon.

La Valenciennoise revient au sénat en 2010 après son départ du gouvernemet, dans le sillage de Jean-Louis Borloo.

Pas-de-Calais: en 2001, la droite gagne un siège dans un fief socialiste

En 2001, la droite, avec trois élus dans le Pas-de-Calais, a gagné un siège de sénateur au détriment du Parti socialiste (3 sièges également) alors que le Parti communiste a conservé son siège

.
Lors des élections de 1992, le PS avait profité des divisions de la droite pour obtenir un score historique de quatre sièges. En 2001, le RPR Jean-Paul Delevoye, président de l'Association des maires de France, a su réaliser l'union avec la conseillère générale DL  Françoise Henneron et le maire UDF d'Arras, Jean-Marie Vanlerenberghe, en troisième position, tous deux nouvellement élus.


En 2001, à gauche, le PS a subi la concurrence de nombreuses listes. Les socialistes ont estimé que celle du MDC de Jean-Marie Alexandre, avec 7% des voix, a coûté à la gauche un quatrième siège. Deux sénateurs ont été réélus, Michel Sergent, maire de Desvres, et le président du conseil régional  Daniel Percheron tandis qu'une femme,  Michèle San Vincente a fait, en 2001, son entrée dans la Haute Assemblée.
Enfin le Parti communiste a conservé son siège avec un nouvel élu, Yves Coquelle, maire de Rouvroy, une commune du bassin minier.

 LISTES EN 2001

 VOIX

 SIEGES

 PS

1 469 voix

37,9%

3 élus

 RPR - UDF

1 234 voix

31,8%

3 élus

PC

614 voix

15,8%

1 élu

Sept listes n'ont pas obtenu de siège  : MDC : 274 voix (7,1 %), libertés communales : 143 voix (3,7%), Les Verts : 59 voix (1,52%), Lutte ouvrière : 25 voix (0,65 %), MNR : 23 voix (0,60 %), FN : 21  voix (0,54%), Union des contribuables : 18 voix (0,46 %)

Voir ou revoir 
La Voix Est Libre du 17 septembre 

avec 
Daniel PERCHERON

tête de liste PS-MRC-PRG du Pas-de-Calais
et

  Jean René LECERF
tête de liste Divers Droite dans le Nord


Cliquez sur > La Voix Est Libre du 17 septembre 
Débat animé par Hélène TONNEILLIER

avec Véronique MARCHAND France 3 Nord Pas-de-Calais et

Arnaud BOUSQUET France Bleu Nord

Les élections du 25 septembre 2011

Cliquez sur la circonscription de votre choix pour voir les candidats. 44 circonscriptions sont concernées : 26 sont concernées par le scrutin majoritaire (soit 58 sièges) et 18 par la représentation proportionnelle (soit 112 sièges).

Dans le groupe UMP 67 sièges sont à renouveler sur 147 alors que dans le groupe socialiste 49 sièges sont à renouveler sur 115.

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