Prince recueilli par la fondation Brigitte Bardot

© F3 NPDC
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Le bull-terrier qui avait blessé au visage une fillette à Boulogne-sur-mer en juillet a été confié à Brigitte Bardot.

Par Emmanuel MAGDELAINE (avec AFP)

Prince vivait depuis juillet dans les locaux de la fourrière intercommunal de Boulogne-sur-mer. Un système de surveillance avait même été installé à l’entrée du local qui héberge le chien. Certains souhaitaient son euthanasie. D'autres comme Brigitte Bardot s'y étaient opposé. Finalement, ce bull-terrier a été confié à la fondation Brigitte Bardot, qui ne souhaite pas commenter cette information : "On a obtenu ce qu'on demandait mais il faut rester décent et ne pas mettre de l'huile sur le feu", nous a indiqué Bruno Jacquelin, de la fondation Brigitte Bardot.

Impossible donc de savoir où se trouve désormais le chien. L'endroit doit rester secret.

"Il paraissait plus judicieux de ne pas laisser le chien dans le coin compte tenu de son passé, mais il n'y avait pas non plus de base me permettant d'autorité de l'euthanasier", a expliqué M. Cuvillier (PS), maire de Boulogne-sur-mer pour justifier sa décision. Plusieurs études comportementales ont été menées, mais "les expertises ne semblent pas donner une interprétation unanime" de la dangerosité de l'animal, a-t-il ajouté. 

Dans une interview à la Voix du Nord en août, Mme Bardot avait jugé que le chien, placé à la fourrière, était gardé dans des conditions "indignes car il est à l'isolement total". "Il faut sortir le chien de son enfer", avait-elle clamé, ajoutant que sa fondation de défense des animaux était prête à le reprendre.

En septembre dernier, un rassemblement avait même été organisé pour protester contre l'éventuelle euthanasie du chien.

Prince recueilli par la fondation Brigitte Bardot

"Puisque j'avais eu la leçon par Mme Bardot, je lui confie le chien. Qu'elle en fasse bon usage !", a dit M. Cuvillier, regrettant que l'actrice ait critiqué "sans venir constater sur place" les conditions d'enfermement du chien.

Samedi 16 juillet, une fille de 4 ans avait été mordue par un chien adopté depuis peu. Au départ, les parents avaient indiqué que Carmen avait été défigurée. Finalement, elle ne gardera pas de séquelles de cet incident.

Le parquet de Boulogne-sur-Mer avait ouvert jeudi 21 juillet une information judiciaire contre X pour "blessures involontaires".  La famille de la petite Carmen avait décidé de rejoindre l'association SOS victimes de chiens.


L'animal qui provenait d'un refuge avait été adopté quelques jours auparavant.
Il n'était pas classé parmi les "chiens dangereux".

Il y a un an et demi, ce bull-terrier s'en était pris au cadavre de son précédent maître, décédé de mort naturelle une quinzaine de jours auparavant. Pour le vétérinaire, qui a examiné le chien au refuge, il s'agissait alors d'un acte de survie (le bull-terrier était resté sans nourriture, enfermé) et non d'un témoignage de dangerosité qui aurait amené à signaler l'animal.

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