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SeaFrance : l'activité pourrait reprendre mercredi

© F3 NPDC
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Les bateaux sont bloqués à quai depuis mardi. La CFDT a déposé un recours. Il sera examiné mardi par le TGI.

Par Camille BOUDIN avec AFP

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Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris examinera mardi midi le référé déposé
par la CFDT, syndicat majoritaire de la compagnie SeaFrance, pour faire repartir les ferries de la compagnie, toujours bloqués à quai vendredi, a confirmé maître Philippe Brun, avocats du syndicat, cet après midi. "Si c'est positif pour nous, rien ne nous empêchera d'être sur l'eau dès mercredi", indiquait l'un des leaders de la CFDT joint par téléphone ce soir.


 "Il y aura une audience mardi à 12H30 devant le TGI de Paris", a-t-il ajouté. Avec les salariés et la CFDT, syndicat majoritaire, il a en effet assigné cet après midi en justice la Chambre de Commerce et d'Industrie de Calais et les administrateurs de la compagnie. Ces derniers ayant décidé de garder les bateaux à quai "par mesure de sécurité" après que certains syndicalistes ont déclaré qu'ils "couleraient les bateaux si les choses se passaient mal", l'avocat des salariés a riposté en dénonçant un  "lock-out" et une "politique de la terre brûlée" pour SeaFrance.


Les avocats prévoyaient d'assigner le préfet et le ministre des Transports Thierry Mariani (qui les reçoit demain, à 15H30, au ministère), mais l'huissier a constaté sur place que les forces de l'ordre ne faisaient "plus physiquement obstacle à l'accès des salariés", selon Maître Nathalie Campagnollo. En revanche, "SeaFrance a donné comme instruction à la CCI de désactiver tous les badges" des marins, les empêchant ainsi de travailler, a-t-elle affirmé.


Les avocats demandent à la justice de permettre aux salariés de pouvoir réintégrer
leur poste de travail, sous astreinte d'un million d'euros par jour de retard.  Malgré la liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité jusqu'au 28 janvier décidée mercredi par le tribunal de commerce de Paris, les quatre ferries de la compagnie sont toujours bloqués à quai sur décision des administrateurs judiciaires. Les administrateurs judiciaires, désormais à la tête de la société, ont décidé de prolonger la mesure "tant que des doutes subsisteront sur la sécurité des expéditions maritimes".

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