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SeaFrance:“on a perdu une bataille, pas la guerre”

La cour d'appel de Paris a refusé la reprise du trafic des ferries. Il sont à quai depuis le 15 novembre.

Par Rédaction FRANCE3-NORD-PAS-DE-CALAIS avec AFP

La cour d'appel de Paris a rejeté vendredi la requête du syndicat CFDT maritime Nord qui réclamait la reprise du trafic des ferries de la compagnie SeaFrance, maintenus à quai depuis six semaines sur décision de la direction, a-t-on appris de source proche du dossier. Les motivations de la décision n'étaient pas connues dans l'immédiat. Ce que l'on sait, c'est que si cette décision avait été prise en novembre par la direction de l'entreprise, c'était pour "garantir la sécurité des passagers et l'intégrité des navires" : l'un des élus de la CFDT, leader très écouté du syndicat, avait en effet déclaré que si un autre repreneur que la SCOP se voyait confier les clés de SeaFrance, ils "préfèreraient couler les bâteaux plutôt que de s'y soumettre". Quatre ferries qui, chacun, valent une petite fortune...

Néanmoins, selon Me Philippe Brun, avocat de la CFDT à l'origine de cette action en justice, la cour a estimé qu'il n'y avait pas lieu à référé. "Cela ne veut pas dire que nous avons tort, mais que notre problématique ne peut pas être tranchée dans le cadre d'une procédure de référé", qui est une procédure d'urgence", a indiqué l'avocat. "On a perdu une bataille qui n'est pas une bataille principale, mais périphérique, symbolique", a-t-il déclaré. "On prend acte de la décision de justice, on la regrette", a-t-il ajouté. Maître Brun, qui rappelle qu'il "voulait faire cesser une atteinte à la liberté du travail", sous astreinte d'un million d'euros par jour. "Toutes nos énergies vont être concentrées sur une seule chose : faire en sorte que l'Etat finisse par assurer le financement du projet de SCOP déposé devant le tribunal de commerce de Paris", a conclut l'avocat, qui semble décidément oublier qu'un tel financement serait inévitablement retoqué, au moins en partie, par l'Europe en vertu des règles sur la concurrence. Sur place à Calais, l'une de nos équipes a recueilli les différentes réactions syndicales à l'annonce de la nouvelle.

SeaFrance:"on a perdu une bataille, pas la guerre"

 

La décision qui est tombée en début d'après midi était en tout cas très attendue dans un climat de grande tension au sein de la CFDT : l'Union régionale vient en effet de prendre ses distances avec les porteurs du projet de SCOP pour Seafrance... 2 jours après que le ministre des Transports, Thierry Mariani, a exprimé lui aussi dans les médias son incompréhension face à l'obstination du syndicat maritime, majoritaire à SeaFrance, de s'asseoir autour d'une table pour négocier avec un éventuel repreneur. Hier, sur notre antenne, Pascal Catto, le sécrétaire régional du syndicat, se désolidarisait donc publiquement de sa branche maritime calaisienne.

SeaFrance:"on a perdu une bataille, pas la guerre" (1)

Sur notre antenne à midi, Didier Cappelle le secrétaire de la CFDT Maritime SeaFrance, lui a répondu : "j'ai honte pour eux", a-t-il expliqué.

SeaFrance:"on a perdu une bataille, pas la guerre" (2)

Rappelons que François Chérèque lui-même avait dénoncé "l'obscurantisme" de la CFDT SeaFrance dans une interview donnée sur une chaîne tout-info dès la mi-avril 2010 : "Je pense que la CFDT SeaFrance devrait être plus souple et plus ouverte à la négociation", avait-il expliqué, estimant un peu plus tard que "la CFDT SeaFrance fait preuve parfois d'un peu trop d'obscurantisme sur l'avenir de l'entreprise".

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