• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Suicide d'un kiné en conflit avec la Sécu

© F3 NPDC
© F3 NPDC

Un kinésithérapeute et son épouse se sont donné la mort par pendaison mardi à Esquelbecq (Nord).

Par AFP

Un kinésithérapeute et son épouse se sont donné la mort par pendaison mardi à Esquelbecq (Nord), un geste qu'ils ont expliqué par leur volonté d'épargner à leurs filles une dette de 200.000 euros pour trop-perçus à la Sécurité sociale, a-t-on appris jeudi auprès de la gendarmerie.

Arrivée au domicile du couple à Esquelbecq, près de Dunkerque (Nord), la patrouille "constate que le couple s'est suicidé par pendaison", a indiqué à l'AFP cette source de gendarmerie, confirmant une information de la Voix du Nord.

Suicide d'un kiné en conflit avec la Sécu

Alain Coulier, père de la victime a accepté de témoigner sur France 3 Nord-Pas de Calais pour exprimer sa colère. Ses confrères kinésithérapeuthes tirent également la sonnette d'alarme.


Le père de famille, un kinésithérapeute-ostéopathe né en 1972 (sa femme en 1973), qui avait son cabinet dans la commune voisine de Wormhout, était sous le coup d'un "redressement de la Caisse primaire d'assurance maladie avec obligation de rembourser" près de 200.000 euros, notamment pour des trop perçus, a précisé ce gendarme.

"Il y avait comme épée de Damoclès une radiation partielle" de l'ordre des kinésithérapeutes, a-t-on ajouté. Dans une lettre, les époux "affirment qu'ils ont mis fin à leurs jours pour que leurs enfants ne subissent pas les conséquences de cette dette". Selon l'enquête, c'est "la raison principale" du geste de ce couple "très fusionnel", qui s'aimait passionnément". Leurs deux filles de 11 et 14 ans étaient à l'école au moment du drame. Elles ont été prises en charge par leurs grands-parents.

Sur le même sujet

Mon corps, j'en fais vraiment ce que je veux ?

Les + Lus