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LOSC : Christophe Galtier, le succès de l'anti-Bielsa

© Philippe HUGUEN / AFP
© Philippe HUGUEN / AFP

Entre ce début de saison et celui de l'année dernière, c'est le jour et la nuit.

Par Q.V avec AFP

Des bons résultats et une ambiance sereine : l'entraîneur du LOSC Christophe Galtier, qui retrouve son ancien club de Saint-Étienne samedi, réussit un début de saison aux antipodes de celui de son prédécesseur Marcelo Bielsa l'an dernier.
 

Avec seize points en huit matches, les Dogues affichent leur meilleur bilan depuis 2004/05. Ils avait alors terminé deuxième, la place que le club occupe actuellement. A l'inverse, il y a douze mois, le club nordiste était 19e avec cinq points seulement et quatre buts marqués.
 

Arrivé à Lille juste avant Noël 2017, Galtier avait progressivement posé sa patte mais devait faire avec un effectif choisi par "El Loco", et seulement renforcé par l'attaquant Lebo Mothiba au mercato d'hiver. Malgré un parcours chaotique, son équipe s'était finalement maintenue de justesse en remportant trois de ses quatre dernières rencontres.

 

La fin des "clans"


"Les six mois précédents m'ont permis de connaître les joueurs, de dessiner les contours d'une équipe, d'un projet de jeu, explique-t-il. Et il y a eu le fait de faire six semaines de préparation avec une équipe plus équilibrée, des joueurs plus compétiteurs et plus compétitifs. Le projet de vie de groupe a aussi été une des lignes directrices de notre préparation estivale."

Sous les ordres de Bielsa, technicien qui incarnait les ambitions d'un Losc visant le top 5, des clans s'étaient rapidement formés dans un vestiaire cosmopolite où chacun communiquait dans sa langue. Et le manque de discipline en dehors du terrain se retrouvait en match, la plupart des buts encaissés venant d'erreurs de concentration.

Une situation bien différente aujourd'hui, comme l'assurait Galtier après le succès contre Nantes. "Ce ne sont pas des clans, ce sont des groupes, des bandes de potes qui changent beaucoup selon les activités. Le staff n'a pas à dissocier les groupes pour que les joueurs se mélangent, ils le font naturellement."
 

Cette bonne entente, incarnée par le trio Jonathan Bamba, Jonathan Ikoné, Nicolas Pépé, surnommé "Bip Bip" en référence aux initiales et à la vitesse des trois éléments offensifs, se retrouve en coulisses.

 

La relation avec Campos


Bras droit du président Gérard Lopez, Luis Campos était en conflit ouvert avec Bielsa. Une lutte d'influence qui avait atteint son paroxysme début novembre 2017, dans une conférence de presse tendue. "Je ne partage pas la façon dont il gère le public, la presse et l'opinion publique, mais je ne dépends de personne pour consolider mon autorité", avait lancé l'Argentin, perdant du bras de fer et licencié deux semaines plus tard.
 

Un discours à l'opposé à celui tenu par Galtier fin septembre. "L'entente est indispensable (...) La relation doit être forte. Luis (Campos) est quelqu'un qui est très direct, très franc, comme moi. On est toujours dans le même objectif, défendre l'intérêt de l'institution. Les choses se passent très bien. On n'est pas toujours d'accord, mais heureusement. S'il n'y a pas de débat contradictoire, c'est un désastre total."

Beaucoup plus diplomate en interne comme avec les médias, l'ancien entraîneur stéphanois, qui bénéficie du bon recrutement estival, a également trouvé la meilleure façon de jouer.

Peu importe l'adversaire, Lille évolue dans un 4-2-3-1 solide qui se projette vite vers l'avant, le onze titulaire n'évoluant qu'en cas de blessure ou suspension. Une façon de faire à l'opposé de Bielsa, qui adaptait son système tactique à celui de l'adversaire et n'hésitait pas à mettre les joueurs à des postes inhabituels.

 

L'expérience plutôt que la jeunesse


De plus, le technicien lillois s'appuie sur l'expérience, à l'image du défenseur José Fonte, 34 ans, alors que l'Argentin ne misait que sur la jeunesse.

Loin de s'enflammer, Galtier, dont l'équipe espère poursuivre son sans-faute à domicile samedi contre les Verts, continue cependant à jouer la carte de la modestie. "Je ne nous considère pas comme un trublion potentiel du haut de tableau parce que lorsque l'on n'arrive pas à gagner, on perd. Pour jouer les trouble-fêtes, on doit s'améliorer pour ne pas perdre."
 

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