Louvroil : un policier se suicide au commissariat avec son arme de service

(Illustration) / © FREDERIK GILTAY - FRANCE 3
(Illustration) / © FREDERIK GILTAY - FRANCE 3

Un policier a mis fin à ses jours par arme à feu ce jeudi 19 septembre au commissariat de Louvroil (Nord).

Par TM

Un policier du commissariat de Louvroil (Nord), a mis fin à ses jours à la mi-journée ce jeudi 19 septembre sur son lieu de travail et avec son arme de service, a-t-on appris de la direction départementale de la sécurité publique (DDSP), qui confirme une information de Canal FM.


Père de famille


A l'arrivée des secours, dépêchés sur place peu après 13h20, la victime était décédée. Marié et père de famille, le policier âgé de 45 ans était affecté à la circonscription de Maubeuge. Les constatations ont été confiées à un commissariat extérieur, indique la DDSP. 

"On est tous sous le choc, les collègues ont été pris en charge par une cellule psychologique", a réagi un de ses anciens collègues auprès de l'Agence France Presse (AFP). "Ceux qui ont travaillé longtemps avec lui en ont gros sur le coeur, on ne s'attendait pas du tout à ça. (...) Je suis bouleversé, c'est très difficile à vivre".

"On n'a pas encore tous les éléments, il y a une enquête qui est diligenté, mais c'est dramatique, on est consterné", a déclaré de son côté Bruno Noël, secrétaire régional du syndicat Alliance. "Ça s'est passé au service, quasiment sous les yeux des collègues, vous imaginez aussi l'état d'esprit des collègues présents lorsque les faits se sont passés".
 

Le 50e suicide d'un policier cette année

Depuis le début de l'année, 50 agents ont mis fin à leurs jours en France selon un décompte de la police nationale, contre 35 en 2018. Au début du mois, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a annoncé la mise en place d'un nouveau numéro vert (0805 230 405) pour lutter contre le phénomène.

La revalorisation salariale d'un coût total de 250 millions d'euros en 2020 et la réforme des cycles de travail relancée après la signature d'un protocole de décembre 2018 avec les syndicats de gardiens de la paix sont autant de chantiers pour répondre au malaise policier.

Une "marche de la colère" doit être organisée le 2 octobre à Paris, à l'appel des syndicats policiers qui, sur fond de vague de suicides, accroissent la pression sur l'exécutif avant les échéances des retraites et de la loi de programmation.

- AFP

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